Test / Chrétien dans la « gloire » ou chrétien « mystique » ?

Quelle est la différence entre un chrétien qui vit dans la gloire et un chrétien qui a dérivé dans le « mystique » ?

Un chrétien qui vit dans la gloire de Dieu est un chrétien qui a la tête dans le ciel, mais les pieds sur terre. C’est un chrétien qui est fiable et stable et qui se laisse malgré tout transformer par la puissance de l’Esprit. Il reçoit des révélations cohérentes qui le fait grandir de gloire en gloire. Quand ce chrétien va au McDo après un culte… il mange juste un McDo…

Un chrétien qui a dérivé dans le « mystique » est un chrétien qui a la tête dans le ciel de ses illusions et qui a oublié de garder les pieds sur terre. C’est un chrétien instable qui pense entendre le St Esprit en permanence. Il se laisse séduire par ses fausses révélations incohérentes et parfois même contradictoires, ce qui l’empêche d’avancer et de grandir… Quand ce chrétien va au McDo après un culte… il se demande s’il n’y a pas un démon dans ses frites ou le visage de Jésus dans son hamburger, ou se culpabilise de ne pas avoir jeûné pour la 10ème fois cette semaine…

Toute ressemblance avec votre vie ne serait que fortuite…

Paul OHLOTT



Catégories :Chroniques, Dérives sectaires, Détente, Sport & Musique, L'Eglise, Paul OHLOTT, Religions

Tags:, , , , , , , , ,

106 réponses

  1. Ce n’est pas vraiment certain que les Pharisiens Evangéliques du site Actu-Chrétienne :
    se reconnaissent enfin dans ce portrait de famille…!!!

  2. Excellent Paul, dommage que tu es trop loin ,si non je t’aurais invité au McDo !…pour un excellent
    un big mag….

  3. Un chrétien qui a dérivé dans le « mystique » est aussi un chrétien qui regardant entre ses entrejambe voit bien qu’il existe un organe appelé sexe qui est soit féminin ou masculin et qui pourtant jure dès maintenant qu’il n’existe ni homme, ni femme parce qu’il est dans le royaume de Dieu et assis dans les cieux.

    Toute ressemblance avec quelqu’un parlant ici et un autre répondant au mysticisme fou ici n’est bien entendu que le fruit du hasard.

    Jacques 1:23 Car, si quelqu’un écoute la parole et ne la met pas en pratique, il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel,24 et qui, après s’être regardé, s’en va, et oublie aussitôt quel il était.

    Ps : Merci pour cette tranche de délire mystique.

    *********

    Je cite : « Un chrétien qui vit dans la gloire de Dieu est un chrétien qui a la tête dans le ciel, mais les pieds sur terre. »
    Complètement débile cette phrase car il n’existe pas de dichotomie dans la réalité du Chrétien.
    Il n’a pas la tête dans le ciel et les pieds sur terre, cela c’est du mysticisme !

    Je dirai plutôt une phrase du genre :
    Un Chrétien qui vit la Gloire de Dieu est un Chrétien sachant qu’il est présentement dans le monde mais qu’il n’est pas du monde mais possédant la Foi et ses œuvres par laquelle il « voit » l’invisible, étant ancré dans l’Espérance par laquelle il pénètre dans les cieux et demeurant dans l’Amour de Dieu par l’obéissance à ses commandements et dans l’Amour pratique envers son prochain.

    Cette manière de concevoir les choses est complètement différente.

    Bises fraternelles !

    • Shor L.
      8 mai 2015 • 14 h 04 min

      Un chrétien qui a dérivé dans le « mystique » est aussi un chrétien qui regardant entre ses entrejambe voit bien qu’il existe un organe appelé sexe qui est soit féminin ou masculin et qui pourtant jure dès maintenant qu’il n’existe ni homme, ni femme parce qu’il est dans le royaume de Dieu et assis dans les cieux.

      mort de rire le mec qui en remet et case son sujet dada partout et qui ensuite se permet d’accuser les autres de faire une fixation sur le sexe

      Incroyable mais vrai, vous faites de la projection frère……je vous conseille de prendre un miroir pour voir en face qui a le dit problème !!!!

    • @colombe
      8 mai 2015 • 20 h 24 min
      _______
      Élevez vous bien au dessus du dessous de la ceinture et vous verrez qu’il existe aussi un cerveau et une intelligence qu’il vous convient de remplir de la connaissance de Christ.

      Eph.4:
      17 Voici donc ce que je dis et ce que je déclare dans le Seigneur, c’est que vous ne devez plus marcher comme les païens, qui marchent selon la vanité de leurs pensées.
      18 Ils ont l’intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu, à cause de l’ignorance qui est en eux, à cause de l’endurcissement de leur cœur.
      19 Ayant perdu tout sentiment, ils se sont livrés à la dissolution, pour commettre toute espèce d’impureté jointe à la cupidité.
      20 Mais vous, ce n’est pas ainsi que vous avez appris Christ,
      21 si du moins vous l’avez entendu, et si, conformément à la vérité qui est en Jésus, c’est en lui que vous avez été instruits
      22 à vous dépouiller, eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses,
      23 à être renouvelés dans l’esprit de votre intelligence,
      24 et à revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité.
      25 C’est pourquoi, renoncez au mensonge, et que chacun de vous parle selon la vérité à son prochain ; car nous sommes membres les uns des autres.

    • Quand on dit qu’il n’y a plus ni homme ni femme , ou plutôt quand la parole de Dieu le dit , c’est sur le plan spirituel et non charnel . Cela veut dire que Dieu ne regarde pas si c’est un homme ou une femme pour donner la bénédiction , mais , Shor L , ça je sais que vous le savez

    • La bénédiction et les dons bien sûr

    • @Catherine Bunel
      9 mai 2015 • 7 h 14 min
      ______
      Y a t-il encore sur terre aujourd’hui des hommes et des femmes ou sommes nous déjà arrivé dans le siècle à venir ?

    • Désolée de vous dire ça , Shor L elle est un peu bête votre question , allez pour créer une nouvelle polémique je vais répondre NON , ma maman disait à question bête réponse bête

  4. Paul, ne dites pas du mal des frites.

    • Je comprends que vous ayez pu vous sentir blesser par mes propos… toutes mes confuses !😉 MDR.

    • Quand un belge voit une frite de chez Macdo, soit il éclate de rire, soit il se met à pleurer.

    • Quand je vois les frites de Macdo, quantité riquiqui et aspect minable, je préfère manger les miennes !

    • En fait, les frites de chez Mac Do, nous appelons ça des allumettes. 😉

    • Pour montrer que je n’en veux pas à Paul ! 😉

      http://www.paulcuisine.fr/

    • Les munitions ne sont pas du bon calibre pour votre mitraillette. (Il n’y a qu’un belge qui peut la comprendre, celle-là!)

    • Joseph de Belgique
      8 mai 2015 • 15 h 21 min

      En fait, les frites de chez Mac Do, nous appelons ça des allumettes.😉

      Aaaattention aux allumeuses ce sont des frites sexy….

    • Oui je connais, mes enfants aiment ce composite.

    • Colombes. Elles sont redoutables, légères et craquantes ! 🙂

    • Salut les amis(es) On peut dire que vous avez la « frite », comme Taubira: la « banane »😆
      Pour ma part: je crois avoir, disons: « la pêche », du pêcher s’entant😉

      Vous pouvez aussi aller à la pêche aux moules: « On utilise cette expression pour signaler à
      quelqu’un que son pantalon est trop court. »
      Si je vous pose la question: « vous allez à la pêche aux moules »? A votre avis qu’est-ce que
      vous avez de trop court, cherchez et trouvez?😆 Reste plus qu’à rallonger le temps😉

      Alphonse de Lamartine
      Ô temps ! Suspends ton vol, et vous, heures propices !
      Suspendez votre cours :
      Laissez-nous savourer les rapides délices
      Des plus beaux de nos jours !

      Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
      Coulez, coulez pour eux ;
      Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent,
      Oubliez les heureux.

      Mais je demande en vain quelques moments encore,
      Le temps m’échappe et fuit ;
      Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l’aurore
      Va dissiper la nuit.

      Aimons donc, aimons donc ! De l’heure fugitive,
      Hâtons-nous, jouissons !
      L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rive ;
      Il coule, et nous passons

      Mais qu’est-ce qu’il nous saoule ce Pulsar😉 il a plus les « panards » sur la boule🙂
      M’étonnerai pas qu’il la perde, un peu😦 la boule évidemment😆
      Les frites belge se sont les meilleures😉 pas vrai Joseph!😉

    • Pour Puldar, petit cadeau ! 😉

    • @ Pulsar
      Un frère qui aime la poésie. ça me fait plaisir.

  5. J’aime bien vos deux comparaisons. Mais Pourquoi n’allez au Mc Do qu’après le culte ? ^^
    Ne serait-ce pas un esprit de religiosité : on fait d’abord une »bonne action » pour ensuite aller se goinfrer la conscience tranquille ?
    Ou alors, par ce qu’on s’est délesté de quelque argent lors du culte, on mange moins par la suite d’aliments qui ne sont pas bons pour notre santé ?
    Allez savoir🙂

    Plus sérieusement, j’ai rencontré une chrétienne qui refusait de monter dans les ascenseurs d’une très grande marque car son logo comportait un triangle, signe de la franc-maçonnerie selon elle !!!

  6. je suis tres ravi de cette difference que vous venez de demontrer,il est tres preferable de donner des enseignements pareils au peuple de Dieu.merci

  7. Si tu permets Paul, je te partage une réflexion que j’ai fais sur Facebook et qui semble aller un peu dans le même sens en complétant ta propre réflexion:

    « Quelque chose me fatigue sérieusement depuis quelque temps, et c’est cette tendance qu’ont les religieux à refuser tout ce qui vient de notre propre réflexion. Parce que ce n’est pas un passage ou un verset biblique que je récite comme un perroquet, alors, c’est irrecevable. On refuse la pensée critique en la balayant du revers de la main, prétextant stupidement que ça ne vient pas de Dieu, que ce ne sont pas ses paroles.

    Ces criminels de la grâce et bandits de la foi croient que de réciter des passages bibliques leur procure une proximité toute spéciale avec Dieu, sans compter la lobotomisation crasse dont ils font preuve en discutant par versets bibliques interposés. En fait, ils n’entrent pas en relation avec les autres, car la religion n’est rien d’autre qu’un triste exutoire pour une vie médiocre et sans joie.

    Puisqu’ils sont esclaves de leur obscurantisme religieux et l’utilisent comme moyen palliatif à l’exercice d’une prétendue foi, qui n’est rien d’autre qu’une vie de règles et de formatage cognitif, émotionnel et comportemental, ils rejetent toute forme de liberté, par peur et certainement d’un manque d’assurance.
    Le doute et l’insécurité les désorganiseraient à un point tel, soit ils délaisseraient leur vie religieuse stricte et réglementée pour tomber dans l’autre extrême, soit ils se radicaliseraient davantage et seraient encore plus sévères avec eux-mêmes, s’étant fabriqués un dieu à l’image de leurs carences psychologiques ».

    Il y a effectivement au moins deux sortes de christianisme bien distincts: ceux et celles qui vivent par la foi… puis les autres😉

  8. J’aime bien ta dernière remarque (Toute ressemblance avec votre vie ne serait que fortuite…)

    Certains risquent de se reconnaître😉

    • Ben moi quand je vais à McDo c’est parce que c’est l’heure du repas au milieu de mes mégas courses à la ville une foi par mois …..Je le mange et je m’en vais continuer mes courses, c’est tout !

  9. N’allez pas à Mac do, vous aurez du cholestérol sinon.

  10. Indépendamment des fréquentations : [aux cultes et/ou aux McDo ] qui ne peuvent d’après moi valider le chrétien (mystique ou pas).

    Permettez-moi de changer le « mot chrétien » qui me semble inapproprié, par  » le mot personne ».

    La personne qui vit dans la gloire,
    EST CONNUE PAR CHRIST SEUL :

    1/ ==> Elle est ressuscitées avec Christ,
    Elle cherche les choses d’en haut,
    où Christ est assis à la droite de Dieu.

    2/ ==>Elle s’ affectionne aux choses d’en haut,
    et non à celles qui sont sur la terre.

    3/ ==> Elle est morte, et sa vie est cachée avec Christ en Dieu.

    4/ ==> Quand Christ sa vie, paraîtra,
    alors elle paraîtra aussi avec lui dans la gloire.

    Avec notre vue charnellement très écourtée et notre discernement très limité, l’homme ne peut pas saisir totalement, la profondeur de la vie de cette personne tout à fait exceptionnelle.

  11. La mystique ou le mysticisme est ce qui a trait aux mystères, aux choses cachées ou secrètes1. Le terme relève principalement du domaine religieux, et sert à qualifier ou à désigner des expériences spirituelles de l’ordre du contact ou de la communication avec une réalité transcendante non discernable par le sens commun.

    « Mystique » vient de l’adjectif grec μυστικός, (mustikos). C’est un mot de la même famille que le verbe μυέω (muéô) qui signifie « initier ou enseigner, et que le nom μυστήριον (mustérion) qui a donné « mystère ». Bien qu’il remonte à l’Antiquité, le terme mystique n’est employé comme substantif, c’est-à-dire comme nom pour désigner « la mystique », que depuis le XVIIe siècle2,3. Avant cela il n’existe que comme adjectif : est mystique ce qui relève de la connaissance du mystère ou d’un mystère.

    La notion de mystique a été développée dans le christianisme en rapport avec une conception biblique et plus particulièrement paulinienne du mystère selon laquelle ce dernier s’identifie avec la révélation de Dieu en Jésus-Christ. Avec le sens que l’adjectif mystique reçoit de cette conception du mystère, c’est le christianisme dans son ensemble qui peut être considéré comme mystique. Le christianisme apparaît dans un contexte marqué par la présence de nombreux cultes à mystères dont la dimension initiatique trouve des échos dans l’initiation chrétienne par les sacrements (mystérion en grec) et dans la catéchèse « mystagogiques » des premiers temps du christianisme. Par ailleurs la théologie des Pères de l’Église relève largement des options de la philosophie néoplatonicienne dans laquelle la connaissance de Dieu est apophatique. Le traité De la théologie mystique rédigé en grec au VIe siècle par le pseudo-Denys l’Aréopagite s’inscrit dans cette tradition. À partir du XIIe siècle, il a une influence considérable sur les auteurs latins. Au XVe siècle, des débats sur ce traité donne lieu à une « théorie de La théologie mystique » notamment de la part de Jean de Gerson. Au XVIIe siècle Jean-Joseph Surin envisage la mystique comme une science, fournissant des considérations qui comptent parmi les premières sur ce qui s’appelle depuis « la mystique ».

    La mystique a commencé à être objet de défiance et de rejet dans le christianisme dès qu’elle y a été identifiée comme une forme particulière de l’expérience religieuse. La réflexion sur la mystique s’est poursuivie du XVIIe au XXe siècle en débordant largement son tropisme chrétien. Considérée non plus seulement comme une théologie au sein du christianisme, elle est pensée comme un phénomène universel. Depuis la fin du XIXe siècle dans l’étude comparée des religions, la mystique se définit à partir de courants identifiés comme tels sur la base de comparaisons avec la mystique dans le monde chrétien : il peut dès lors être question de mystique pour le brahmanisme de l’Inde, la cabale dans le judaïsme, le soufisme en islam, le taoïsme en Chine, etc. Les tentatives de décrire et éventuellement d’expliquer ce phénomène sont nombreuses dans première moitié du XXe siècle, ou la mystique est objet de différentes théories en anthropologie, en psychologie, en sociologie, en philosophie, etc. Dans la seconde moitié du XXe siècle de nombreuses œuvres d’auteurs chrétiens du XIIe au XVIe siècle sont traduites, publiées et étudiées : les mystiques rhénans, Jean de la croix, Thérèse d’Avilla, etc., ce par quoi l’intérêt pour « la mystique » s’est élargie à l’étude de la tradition intellectuelle et religieuse qui l’a précédée.

    À partir des années 1920 a commencé à se poser la question de savoir si la mystique pouvait être athée4. Jean Claude Bologne, qui se définit comme athée, affirme avoir eu des expériences mystiques5. Pour Michel Hulin des expériences mystiques peuvent se produire hors de tout cadre religieux défini. Dans La mystique sauvage il analyse les expériences mystiques non comme un aspect du phénomène religieux mais pour elles-mêmes, sans limiter le sujet en fonction des découpages catégoriels fondés sur l’une ou l’autre conception de la religion, ni à ce qui relève des religions habituellement reconnues ou identifiées comme telles. La mystique relève pour lui d’états modifiés de conscience « à la faveur desquels le sujet éprouve l’impression de s’éveiller à une réalité plus haute, de percer le voile des apparences, de vivre par anticipation quelque chose comme un salut6. »

    Sommaire

    1 Histoire sémantique et invention de la mystique
    1.1 L’adjectif et le nom
    1.2 Mystères et choses mystiques
    1.3 Le traité De la théologie mystique
    1.4 Débats sur la théologie mystique
    1.5 L’invention de la mystique
    1.6 La mystique en tant que phénomène
    1.7 L’engouement pour la mystique des années 1910-1940
    1.8 Recompositions du sujet dans la seconde moitié du XXe siècle
    2 Mystique chrétienne
    3 Kabbale
    4 Mystique orientale
    5 Soufisme
    5.1 Déclinaisons récentes
    5.2 La transposition au chamanisme et autres formes « premières »
    6 Analyse des sciences sociales
    7 Bibliographie
    8 Références
    9 Voir aussi
    9.1 Articles connexes

    Histoire sémantique et invention de la mystique
    L’adjectif et le nom

    Le terme « mystique » est employé comme adjectif depuis l’antiquité pour qualifier ce qui relève d’un mystère. Dans ce contexte, l’adjectif « mystique » correspond au nom « mystère » tandis que le nom commun « mystique » n’existe pas. Il ne peut alors être question, ni de « la mystique », ni « des mystiques ». L’usage du substantif « mystique » n’a commencé qu’à partir du XVIIe siècle2. Ce constat est valable non seulement pour le français, mais aussi pour les autres langues, notamment le latin et le grec.

    L’apparition tardive de l’usage du mot « mystique » comme substantif et le fait linguistique qui permet aujourd’hui de dater l’invention ou l’émergence de la mystique. Cette apparition a commencée a être relevée au début du XXe siècle dans des études sur l’histoire sémantique du terme, semble-t-il pour la première fois dès 1918 par un érudit écrivant sous le pseudonyme de Sophrone7. En 1949, dans Corpus Mysticum Henri de Lubac fournit une histoire très détaillée de l’évolution sémantique du terme mystique dans laquelle il montre que durant tout le Moyen Âge « L’adjectif « mystique » dépend du substantif « mystère »8. Cette même année paraît aussi « Mystique, essai sur l’histoire d’un mot » de Louis Bouyer9 Les données de ces publications ont été reprises par Michel de Certeau dans La fable mystique. A sa suite, la mystique est aujourd’hui considérée comme une chose moderne, en tant qu’elle n’apparaît dans le discours qu’à partir du XVIIe siècle.
    Mystères et choses mystiques
    Mystères d’Éleusis, un des cultes à mystères dans la célébration duquel est présente une ciste mystique ou secrète.

    L’adjectif « mystique » est un décalque du grec μυστικός, (mustikos). Cet adjectif grec est un mot de la même famille que le verbe μυέω (muéô) qui signifie « initier ou enseigner, et que le nom μυστήριον (mystérion) qui a donné « mystère ». Si le grec μυστικός (mustikos) a donné le français « mystique », le verbe μυέω (muéô) a été traduit en latin par initiare qui a donné en français « initier ».

    Dans le contexte antique, le mot « mystère » (μυστήριον, mustérion) désigne des rites cachés à ceux qui n’y sont pas initiés, tandis que ce qui est mystique (μυστικός mustikos), est ce qui participe de cette initiation. C’est en ce sens que l’on appelle « cultes à mystères », les cultes d’initiation de l’antiquité, tels que les mystères d’Éleusis, le culte de Mithra, de Sérapis, etc. Dans ces cultes la présence d’une corbeille fermée, la ciste mystique, figurait la nécessité du secret2.

    Dans le Nouveau Testament, notamment dans les lettres de Paul, le terme μυστήριον (mystérion/mystère) est employé pour désigner la révélation de Dieu en Jésus-Christ2. Cette révélation est pour Paul, le secret de la Sagesse de Dieu, inaccessible à la sagesse des hommes, « scandale pour les juifs, folie pour les grecs ». En rapport à ce que Paul appelle mystère, il a ensuite été question du « sens mystique » de l’Écriture dans l’exégèse biblique chrétienne, notamment chez Origène et Clément d’Alexandrie qui distinguent le sens littéral, le sens moral et le sens mystique de l’Écriture. Le « sens mystique » est, conformément à l’usage courant du terme, ce qui est caché ou secret dans l’écriture, ce qui n’apparaît pas directement à la lecture et qu’il s’agit de découvrir ou de dévoiler. Dans une perspective chrétienne, la recherche du sens mystique de l’Écriture est plus précisément une démarche d’interprétation de l’Ancien Testament qui vise a y rendre manifeste la présence de ce que Paul désignait comme le mystère, c’est-à-dire de montrer que toute la Bible parle de Jésus-Christ, de sa venue, de sa mort et de sa résurrection.

    À la fin du IVe siècle, Grégoire de Nysse a inauguré l’usage de qualifier de mystique la démarche de découverte et d’approfondissement de la foi chrétienne qui suit la réception des sacrements. Pour le baptême et l’Eucharistie notamment, il s’agit non plus seulement d’être initié préalablement, mais d’assimiler et de devenir dans l’expérience de ce que l’on a reçu. Pour désigner cette catéchèse il est question de « mystagogie », tandis que le terme mystère en vient à désigner les sacrements. Toutefois, dans la tradition latine, c’est le terme sacramentum qui prévaudra, bien qu’il puisse être question du « mystère de l’autel » pour l’eucharistie2.

    En cohérence avec ce que Paul appelait le « mystère », la tradition chrétienne a progressivement développé une présentation de la vie du Christ déclinée en divers tableaux appelés mystères. Cette tradition perdure avec la médiation de ces mystères dans la récitation du chapelet, chaque mystère se rapportant à un épisode de la vie du Christ dans les évangiles.

    À partir du XIIIe siècle, le terme mystique est employé dans l’expression « corps mystique » (corpus mysticum) qui désigne dans un premier temps l’Eucharistie comme « corps du Christ », puis l’Église2. L’idée d’Église « corps mystique du Christ » qui se fait dans l’Eucharistie sera représentée dans l’art avec les thèmes du moulin mystique et du pressoir mystique. L’expression Corpus mysticum décrit de façon paradoxale, un « corps », dont la propriété première est d’être perceptible et mesurable, comme étant un « corps mystique », c’est-à-dire caché, qui n’est ni visible, ni commensurable par les sens ordinaires.

    Le latin médiéval ne réserve pas les termes mysterium et mysticum a des usages religieux. Sans opposition à ces usages religieux, le mot latin mysterium peut aussi désigner ce qui est couramment appelé mystère aujourd’hui, c’est-à-dire une chose secrète, difficilement connaissable ou compréhensible, sans que ces mystères ou secrets soient tenus pour être religieux2.
    Pressoirs et moulins mystiques.

    Moulin mystique, Basilique sainte-Marie-Madeleine, Vézelay..

    Moulin mystique, église de Retschow, Allemagne, XVIe siècle.

    Pressoir mystique, Bible de Philippe le Hardi, XVe siècle

    Pressoir mystique, Chapelle des catéchistes, Saint-Étienne-du-Mont, Paris.

    Le traité De la théologie mystique

    Durant le Moyen Âge, l’expression « théologie mystique » désignait non pas une discipline théologique particulière mais un traité intitulé De la théologie mystique. Ce traité a été écrit dans les années 500, probablement par un moine de Syrie qui a attribué son œuvre à Denys l’Aréopagite. Dans cette œuvre, l’usage du terme mystique porte l’accent sur l’incompréhensibilité du mystère, de sorte qu’une nuance apparaît dans le sens de l’adjectif « mystique » qui a ainsi commencé à qualifier autre chose que ce qui participe de l’initiation aux mystères2. Dans la ligne d’une tradition philosophique platonicienne dont relève largement la théologie des pères de l’Église, l’auteur du traité De la théologie mystique incite ses lecteurs à suivre la voie négative (voie apophatique). Il s’agit, à la suite de Platon, d’envisager Dieu non pas en disant ce qu’il est, ce qui est considéré comme impossible, mais en disant ce qu’il n’est pas. Cette recherche d’une connaissance de Dieu est chemin d’élévation qui va vers le silence parce qu’il tend à l’ineffable ou inexprimable. Il s’agit d’accéder à la vision de Dieu (vision béatifique) qui n’est atteignable que dans « la Ténèbre plus que lumineuse du Silence », et d’atteindre l’union à Dieu.

    Le traité De la Théologie mystique du pseudo-Denys l’Aréopagite sera l’un des écrits les plus lus du Moyen Âge. Du vivant de son auteur, l’attribution pseudépigraphique de ce traité au philosophe grec converti au christianisme à la suite de la prédication de Paul aux Athéniens, lui a permis d’échapper à la politique totalitaire dont fut victime la pensée philosophique sous le règne de l’empereur Justinien. Ce traité rédigé en grec fut ensuite traduit en latin par Jean Scot Érigène en 852, par Jean Sarazin en 1165, et encore par Robert Grossetête vers 1240. Au XIIIe siècle, l’université de Paris identifie l’auteur de ce traité au premier évêque de la ville (Denis), se réclamant ainsi de la pensée des écrits dyonisiens, tandis que plus au Nord, se développe un courant de pensée rétrospectivement appelé mystique rhénane et fortement inspiré de la lecture du traité De la théologie mystique.

    Pendant cinq siècles, du XIIIe siècle et le XVIIe siècle, ce traité est la référence dominante de la littérature théologique latine. Cette même période concentre une série d’auteurs qui, écrivant avec les mots et la culture de leur temps, ont laissé des œuvres comptées aujourd’hui parmi les principaux monuments de la mystique. Pourtant l’idée de mystique que l’on utilise pour décrire ces auteurs n’a pas cours dans leurs œuvres pas plus qu’eux-mêmes ne se disaient « mystiques ». Maître Eckaert, Guillaume de Ruysbrouck, Bonaventure, Bernard de Clairvaux, Suso, Tauler, Jean de la Croix, Thérèse d’Avila, etc.
    Débats sur la théologie mystique

    À partir du XVe siècle l’adjectif mystique devient d’un usage fréquent dans les débats sur les interprétations du traité de La Théologie mystique du pseudo-Denys l’Aréopagite. Dans ces débats, l’expression « théologie mystique » en vient non plus seulement à désigner un traité, mais aussi une forme particulière de théologie ou d’accès à une connaissance de Dieu. Suivant la position défendue par Jean Gerson, alors chancelier de la Sorbonne, il faut distinguer la connaissance de Dieu donnée dans l’expérience mystique et celle que peut apporter la théologie de cette expérience. L’expérience mystique étant par nature incommunicable ou indicible, celui qui déclare avoir vécu une telle expérience ne peut pas en communiquer directement à d’autre le contenu. Il donne son témoignage, et ce témoignage doit ensuite être interprété dans le cadre d’une démarche de théologie rationnelle. La « théologie mystique » peut dès lors être vue comme le discours qui prend pour objet les « expériences » dans lesquelles il semble que Dieu lieu même agisse et permette une perception sensorielle de sa présence : des extases, des rapts, des illuminations ou des apparitions. Mais, suivant la position très autorisée de Gerson, la « théologie mystique » ne peut pas prétendre être elle-même à la fois « mystique » et de l’ordre d’une théologie rationnelle capable de produire un discours compréhensible et communicable. La théologie mystique est ainsi placée en situation de dépendance vis-à-vis d’un discours non-mystique sur la théologie mystique, ainsi que le souligne le titre du traité de Gerson : Sur la théologie mystique.

    La mystique fut suspectée et contestée sitôt qu’il en fut question comme d’une chose particulière. À la suite de Jean de Gerson, pour qui celui qui vit une expérience mystique ne peut pas lui-même faire la théorie d’une expérience par principe ineffable ou incommunicable, les autorités ecclésiastiques ont cherché à faire valoir la nécessité de trouver un point d’équilibre entre fidéisme et rationalisme. Cette tension de plus en plus vive entre foi et raison a des conséquences au sein même de la théologie, dans laquelle il devient possible d’envisager une théologie mystique en rapport et en opposition à une théologie dogmatique. Le XVIIe siècle sera ainsi le siècle de la mystique au même titre qu’il fut celui de l’apparition de la théologie dogmatique. Du côté de la dogmatique, c’est-à-dire la théologie rationnelle, les propositions de conciliations sont, dans la ligne de Gerson, de proposer à la démarche mystique de se soumettre à l’autorité de la dogmatique. Du côté des mystiques, est défendue l’idée que la mystique n’est pas une tradition parallèle dans celle de l’Église, mais qu’elle est l’âme ou le souffle de toute la tradition théologique de l’Église depuis ses commencements.

    Les débats sur la mystique deviennent particulièrement vif au XVIe siècle notamment dans le cadre de la querelle entre Bossuet et Fénelon sur le quiétisme. Les mots « mysticisme » et « mystiquerie » apparaissent dès lors pour désigner des abus de la mystique. Dans les œuvres de Pascal, Boileau ou Bossuet, le terme mystique peut s’appliquer à ce qui semble particulièrement élevé en matière de prière, d’oraison ou de spiritualité. Mais il peut aussi avoir une connotation péjorative dans la mesure où cette attitude s’accompagne d’une forme d’exaltation, d’extravagance, qu’elle manque d’intelligence ou confine au délire.
    L’invention de la mystique

    Selon Michel de Certeau : « Au croisement du XVIe et XVIIe siècles, le théologien mystique devient « un mystique » ou « une mystique », puis à son tour, « la théologie mystique » devient « la mystique ». […] Le substantif mystique semble faire son apparition dans les milieux ou à propos des groupes qui s’éloignent le plus de l’institution théologique et, comme beaucoup de noms propres, il a d’abord forme de sobriquet ou d’accusation10. »

    Au XVIIe siècle, le jésuite Jean-Joseph Surin, qui se considérait lui-même comme un mystique, envisageait la mystique comme une théologie de l’expérience à côté de la théologie « dogmatique » fondée en raison, et d’une théologie qu’il qualifie de « positive », celle fondée sur les écrits bibliques. Dans un contexte où la crise du rapport entre foi et raison a pris des proportions importantes, il propose la mystique comme une science, mais celle-ci tombe immédiatement dans le discrédit et la suspicion face à la théologie dogmatique. Selon Michel de Certeau, la mystique est « une théologie humiliée [qui], après avoir exercé longtemps sa magistrature, attend et reçoit de son autre les certitudes qui lui échappe11. » Elle est alors rejetée par les institutions religieuses, tandis qu’elle n’y reste présente que comme le fait de « pauvre filles » ou d’« illettrés éclairés »12. Leur expérience peut néanmoins être reconnue pourvu qu’ils soient resté humbles et soumis à l’autorité de l’institution. Ce fut par exemple le cas pour Marguerite-Marie Alacoque ou Laurent de la Résurrection.
    La mystique en tant que phénomène

    Au XIXe siècle l’intérêt pour la mystique va croissant, mais les auteurs mystiques médiévaux sont méconnus et l’on ne s’intéresse plus guère au traité du pseudo-Denys et à ses interprétations. Ce qu’est « la mystique » a alors principalement pour réalité certains aspects de la vie religieuse présente ou d’un passé proche.

    Dans les sciences humaines naissantes, les appréciations théologiques ou philosophiques sur la mystique sont délaissées pour une mystique considérée à partir de ce qui semble être les symptômes d’une façon pathologique de penser : extases, transports, lévitation, etc. La mystique est dès lors identifiée à la mentalité du « primitif », de l’enfant ou du fou. C’est à cette mystique, tenue pour être l’un des aspects de la religion, que s’intéresse parmi les pères fondateurs de la sociologie, de l’anthropologie et de la psychologie, ceux qui travaillent à la mise en place d’une « science de la religion ».

    C’est principalement en psychologie que sont proposées des façons de définir ou de qualifier le phénomène mystique. William James envisage des « faits mystique » comme des « états de consciences ». À sa suite, en psychologie et en anthropologie la mystique se cherche sur l’horizon d’une humanité tournée vers la transcendance. En sociologie, aucune qualification précise de la mystique n’a pu s’imposer. Lucien Lévy-Bruhl réagissant à la façon dont elle est alors qualifiée comme « fait intellectuel » ou « fait de conscience » dans les approches psychologiques, considère la mystique comme un « fait émotionnel ». L’enjeux est de récuser la part que les approches psychologiques laissent au surnaturel, à la transcendance ou au divin, dans leurs études de la mystique pour la considérer comme un phénomène immanent. Ce que Lévy-Bruhl appelle mystique est appelé totémisme par d’autres sociologues, notamment par Émile Durkheim, qui lui n’emploi pas le terme mystique. Par ailleurs, Max Weber et Ernst Troeltsch à sa suite, considèrent la mystique comme une des formes que peut prendre la religion. Ainsi en sociologie, la mystique peut se définir de façons diverses et elle n’occupe pas nécessairement une place importante dans les travaux sur la religion.
    L’engouement pour la mystique des années 1910-1940

    À L’Avenir d’une illusion de Sigmund Freud (1926), Romain Rolland opposa une « sensation religieuse qui est toute différente des religions proprement dites » : « sensation de l’éternel », « sentiment océanique » qui peut être décrit comme un « contact » et comme un « fait » 13. En 1929, Romain Rolland fit parvenir à Freud les trois volumes de son Essai sur la mystique et l’action de l’Inde vivante. Freud lui répondit notamment : « Combien me sont étrangers les mondes dans lesquels vous évoluez ! La mystique m’est aussi fermée que la musique » (20 juillet 1929). Selon Michel de Certeau un tel débat s’inscrit dans une multitude d’études consacrées à peu près au même moment à la mystique. Des travaux psychologiques, philosophiques ou ethnologiques comme Les Formes élémentaires de la vie religieuse ou L’expérience mystique et les symboles chez les primitifs de Lucien Lévy-Bruhl, 1938). Il y a les études phénoménologiques (Rudolf Otto, Mircea Eliade), l’histoire littéraire avec Henri Brémond, la philosophie (William James, Maurice Blondel, Jean Baruzi, Henri Bergson). La fermeture de Freud à la musique était connue et Freud l’avait d’ailleurs fait savoir dans Malaise dans la civilisation, ce qui permet peut-être de penser14 que Bergson pensait à Freud quand il écrivit dans Les Deux Sources de la morale et de la religion, « Certains sans doute sont totalement fermés à l’expérience mystique. (…) Mais on rencontre également des gens pour lesquels la musique est un bruit. (…) Personne ne tirera de là un argument contre la musique15.»

    À cela s’ajoute la diffusion en Occident de l’hindouisme et du bouddhisme avec Romain Rolland, René Guénon, Aldous Huxley. De tout cela, pense Michel de Certeau, se dégagent quelques tendances : on rattache la mystique soit à la pensée primitive, soit à une intuition distincte de l’entendement, soit à un Orient qui aurait gardé le sens profond des choses, oublié en Occident, soit à la genèse de tout individu humain. Alors que Romain Rolland voit dans la mystique (comme Bergson ou Baruzi), une expérience significative à laquelle les grands mystiques donnent un sens que nous devons explorer, Freud y voit une simple production psychique, révélatrice des conflits à travers lesquels se constitue l’identité de chacun. Mais tant Freud que Romain Rolland y voient une opposition entre l’individu et le groupe, quelque chose du désir humain que la société réprime sans pouvoir l’éliminer, un « malaise dans la civilisation » comme le dit Freud. Ces deux positions selon Michel de Certeau commandent la manière d’appréhender la mystique dans le monde contemporain.

    D’ailleurs si Freud développe « une interprétation psychanalytique » qui définit le fait de la mystique « comme un effet second dû à des mécanismes de dérivation, une utilisation symbolique de complexes ou à un investissement libidinal du sujet dans des représentations : elle saisit le phénomène dans les termes qu’elle a elle-même construits. » 16, il existe un autre Freud. M. de Certeau pense que « sous le nom de « mystique », s’insinue aussi dans les textes de Freud et jusque dans la note ultime de ses Œuvres complètes, une question débordant cette explication et concernant le rapport que l’existence du sujet entretient avec la limite et la mort ». Il cite à ce sujet une lettre de Freud à Georg Adamek où, démentant ce qui est dit parfois de son insensibilité à la mystique Freud affirme : « Tout individu intelligent a bien une limite où il se met à devenir mystique, là où commence son être le plus personnel. » (G.Groddek, Ça et moi, Paris, Gallimard, 1977, p. 65).

    Se fondant sur une conception psychologique de la mystique, Henri Brémond la décrit comme « sentiment religieux » dans la littérature française des XVIIe et XVIIIe siècles. Dans le même temps, le philosophe Henri Bergson « introduit la mystique en philosophie » avec son livre Les deux sources de la morale et de la religion. La préoccupation de Bergson pour la mystique a pour horizon la morale ou l’action (ce que l’on peut ou doit faire). Pour Bergson la mystique est de l’ordre d’un élan, elle s’achève dans un « mysticisme complet » qui est l’union de la volonté humaine et de la volonté divine pour l’action.

    Si les définitions et les appréciations du phénomène sont aussi diverses que le sont ces approches et les choses qui y sont étudiées, elles ont néanmoins une forme d’unité dans le fait qu’elles participent d’un vaste débat sur la mystique qui a impliqué nombre d’intellectuels reconnus de la première moitié du XXe siècle. Selon Michel de Certeaun cet engouement pour la mystique a duré trente années, de 1910 à 1940, et la façon dont on a alors posé le problème « s’impose à nous encore aujourd’hui17. » Dans L’Université devant la mystique, Salvator, Paris, 1999, Émile Poulat tente de relever la présence de la mystique soit comme expérience, soit comme objet d’étude jusqu’à la fin du siècle passé en France et hors de France.
    Recompositions du sujet dans la seconde moitié du XXe siècle

    Si nombre d’auteurs se sont investis, jusque dans les années 1940, dans les débats sur la mystique, dans la seconde moitié du XXe siècle, la mystique intéresse moins. Les débats sur sa nature, son essence ou sa définition s’éteignent, mais les choses diversement considérées comme relevant de « la mystique » ou comme « des mystiques » restent l’objet d’études. La mystique comparée apparue au XIXe siècle est développée par des auteurs indianistes ou islamologues : en particulier Louis Gardet, Olivier Lacombe et Jacques de Marquette. (Voir aussi Jacques Maritain). Étant donné l’extrême diversité de ce qui peut désormais étudié comme de la mystique, le sujet n’a plus de centre. Il est désormais admis qu’il n’y a pas « la mystique », mais une diversité de choses ayant plus ou moins de rapports entre elles et que l’on nomme ainsi.

    Selon Aimé Soligniac : « l’histoire générale de la mystique a pris le pas sur une théorie générale de la mystique18. » L’étude générale de la mystique peut ainsi prendre la forme d’une histoire intellectuelle où l’on tentent de saisir la façon dont le thème s’est formé dans l’histoire, comme l’a fait Michel de Certeau avec la fable mystique en s’appuyant sur l’étude historique de Henri de Lubac, Corpus mysticum. Suite à cela, après la seconde guerre mondiale, de nombreuses œuvres d’auteurs chrétiens médiévaux ont été traduites et publiées18. Ces études ont mis en évidence comme étant « des mystiques », des courants intellectuels que sont la mystiques des moines du XIIe siècle, la mystique rhénane du XIIIe siècle, la mystique italienne du XIVe siècle, la mystique espagnole du XVe siècle, ect. Elles contribuent aussi à une meilleure connaissance de la façon dont s’est constituée le thème de la mystique au cours de l’histoire.

    Dans les débats des années 1910-1940 s’était posée la question de savoir si la mystique impliquait nécessairement une idée de Dieu et s’il pouvait y avoir une « mystique athée ». Il peut depuis être question de mystique pour décrire l’expérience de ceux qui, hors de tout cadre religieux défini, « ont connu des extases en tous points semblables à celles décrites par les mystiques religieux19.» Jean-Claude Bologne évoque cela à partir de sa propre expérience dans son livre Le mysticisme athée20.

    Comme elle l’était chez Bergson, la mystique est restée un thème philosophique important. Il peut aujourd’hui être question de mystique en philosophie pour traiter de problèmes épistémologiques sur les limites de la connaissance et du langage, notamment avec Ludwig Wittgenstein ou Vladimir Jankelevitch.

    Frédéric Worms observe qu’au cours du XXe siècle, il y a eu dans le monde chrétien, un glissement des préoccupations pour la mystique au mystère, soit ce que Gabriel Marcel désigne par ce mot (pour le distinguer du problème), et qui vaut pour tout ce appartient au domaine de la subjectivité ou de l’intersubjectivité ou même le réel en général. Il estime que Vladimir Jankelevitch, notamment, « fait porter le mysticisme bergsonien non plus sur le saint et le héros des Deux Sources, non plus sur la mystique chrétienne métaphysique ou religieuse, mais sur le mystère quotidien de l’existence de nous-mêmes et du monde »21. Jankélévitch cite certains tableaux de Johannes Vermeer ou Pieter de Hooch où les choses ne sont pas mystérieuses parce qu’elles seraient le signe d’autre chose mais par ce qu’elles sont.

    Enfin, l’étude de « la mystique » est en un sens large et populaire celle des mystiques du monde et de l’histoire. Héritant de la mystique comparée du XIXe siècle et répondant à l’intérêt suscité en Occident par les mystiques de l’Antiquité, de l’Inde, du Japon, de l’islam ou du judaïsme, des publications abordent « la mystique » en présentant « des mystiques » de différents temps et lieux, par exemple : Histoire de la mystique de Hilda Graef22, ou bien l’Encyclopédie des mystiques de Marie-Madeleine Davy23.
    Mystique chrétienne

    Le mystique chrétien privilégie « l’expérience personnelle de Dieu » plutôt que la réflexion, il lui faut ressentir plutôt que penser (voir saint Augustin). Saint Jean de la Croix parlait d’un « mariage mystique » (dans les Cantiques spirituels) et n’avait de cesse de comparer l’amour divin à l’amour charnel (cf. son recueil Nuits Obscures) L’Église catholique reconnaît des expériences mystiques surnaturelles : locutions intérieures, extases, visions, prophétie, révélations diverses… Mais ces manifestations sont considérées comme extraordinaires, don de Dieu à qui Il le souhaite mais non pas la forme ordinaire de la relation à Dieu.

    L’Église est également très prudente au sujet des expériences mystiques extraordinaires. Le Pape Benoît XVI écrit par exemple : « Comme c’est toujours le cas dans la vie des véritables mystiques, Hildegarde voulut se soumettre aussi à l’autorité de personnes sages pour discerner l’origine de ses visions, craignant qu’elles soient le fruit d’illusions et qu’elles ne viennent pas de Dieu »24 et encore « le sceau d’une expérience authentique de l’Esprit Saint, source de tout charisme » est que « la personne dépositaire de dons surnaturels ne s’en vante jamais, ne les affiche pas, et surtout, fait preuve d’une obéissance totale à l’autorité ecclésiale »24.

    Anthony Feneuil fait remarquer que la connaissance discursive « consiste à comparer et à classer, à faire entrer une chose singulière dans un certain ordre général en lui conférant un nom commun » mais le nom propre met cette connaissance en échec. L’une des théologies qui a dominé le monde catholique depuis le Moyen Âge – le thomisme – est donc ici prise en quelque sorte en défaut puisqu’elle vise à parler de Dieu comme de ce qu’il est en le corrigeant par l’analogie (ce que nous pouvons attribuer à Dieu peut de fait l’être à condition d’ajouter aussitôt que c’est sans commune mesure avec ce que cette qualité est pour nous). Mais, ajoute Feneuil, commentant ici Bergson, « si Dieu se donne dans la relation personnelle avec lui », alors il ne peut plus être connu dans son quid (ce qu’il est) mais dans son quis (qui il est), et « la nature de Dieu ne se donne jamais qu’à travers sa personne », soit dans l’expérience mystique 25.
    Kabbale

    L’une des principales sources du mysticisme dans les traditions non orientales est constituée par la Kabbale du judaïsme. L’origine de la Kabbale (selon la tradition juive) remonte à la loi orale donnée par Dieu à Moïse au mont Sinaï. Cette forme de mysticisme cherche à rapprocher l’homme de Dieu, en cherchant à donner un sens à la Création. Le sens mystique, ou sens secret, ou sens caché, est un sens qui est atteint au plus haut degré de lecture des textes, en suivant les règles kabbalistiques. La Kabbale comporte une partie dite « ésotérique » (réservée aux initiés), et une partie « exotérique » (qui peut être publiée).

    La Kabbale a engendré plusieurs traditions mystiques chrétiennes, notamment entre le XVe siècle et le XVIIe siècle. On peut citer par exemple la Kabbale chrétienne. Il y eut des interprétations plus ou moins erronées de l’ésotérisme kabbalistique, de sorte que le terme ésotérisme a pris quelquefois un sens péjoratif, comme magique, divinatoire, et a pu être perçu négativement, comme une superstition.
    Mystique orientale

    L’hindouisme présente une mystique de la fusion, de la dissolution de l’individualité dans le brahman, substrat de l’univers. Cette mystique, contrairement à celle d’autres religions, est moins réservée à des initiés et fait plutôt partie de la croyance populaire.

    La mystique du bouddhisme est en rapport avec la notion d’éveil spirituel ou Bodhi. Dans le theravada, la réalisation du non-soi est la voie du mystique permettant l’extinction du Saṃsāra. Dans le mahayana l’extinction n’est pas absolue (elle est dite « sans demeure »), puisque l’éveillé peut, par compassion, guider les êtres humains qui n’ont pas encore connu l’éveil.

    La mystique taoiste repose sur la complémentarité entre les symbolique élémentaires du Yin et du Yang. Elle vise l’équilibre en utilisant le principe du laissez-faire.

    On fait remonter des prémices à 1500 ans avant notre ère, mais les écrits de références datent de quatre siècles avant notre ère.

    Cette mystique trouve son origine dans des écrits datant pour les plus anciens du troisième siècle avant notre ère, mais on suppose qu’ils sont faits sur des bases historiques qui se seraient déroulées 2000 ans plus tôt (dans le Mahābhārata).
    Soufisme

    La mystique de l’islam est appelée soufisme. Le soufisme authentique est la purification de soi de toute chose autre que l’obéissance à Allah ; La réalisation de l’Ihsân (excellence) ; zuhd (ascétisme) combiné avec ma`rifa (la connaissance d’Allah). « Abandonner le monde et ses habitants (matérialisme) » (déf. d’Ibn Sam`un). « Tasawwuf n’est ni connaissance, ni les actes, mais un attribut avec lequel l’essence du soufi se pare, possédant les connaissances et les actes, et consistant à l’équilibre dans lequel ces deux sont pesés » (déf. d’Ibn Khafif)
    Déclinaisons récentes

    Avec l’engouement pour la spiritualité orientale, le mysticisme a connu depuis les années 1960 une popularité nouvelle en Occident qui est autant l’expression d’une contestation sociale qu’une recherche d’un sens à l’existence.

    Henri Bergson, William James parmi les philosophes, Romain Rolland, René Daumal, Aldous Huxley parmi les écrivains ont défini la communion mystique comme la fondation de toute religion. Les croyances et les rites étant alors perçus comme des ajouts superflus. Ces personnalités ont contribué à une approche moderne de la mystique.

    Carl Gustav Jung dans l’approche psychanalytique26 et Mircea Eliade dans l’histoire des religions ont contribué à une rigueur intellectuelle dans l’étude du mysticisme.

    D’autre part, une approche anthropologique initiée par Claude Levi-Strauss en a établi des structures élémentaires, et associé à certaines notions sociologiques comme la participation mystique; cela a permis de faire le lien avec les mécanismes élémentaires du fonctionnement social humain.
    La transposition au chamanisme et autres formes « premières »

    Cette large notion regroupe l’ensemble des pratiques à travers le monde qui visent à exprimer ou à faire ressurgir la vérité cachée, en utilisant divers moyens qui sont toujours liés à une forme de transe.

    L’origine de ces pratiques remonte à la préhistoire, et on en retrouve de nombreuses formes actuelles à travers différentes désignations : le chamanisme du chamane désigné comme tel en Amérique du Sud, en Sibérie, ou encore au Tibet, mais aussi les pratiques du sorcier que l’on retrouve au cœur des mystiques africaines et en Amérique du Nord.

    Souvent ces transes ont été intégrées aux pratiques mystiques religieuses, et on les retrouve intégrées à diverses formes de bouddhisme tibétain.

    Le Yi jing, qualifié d’art divinatoire, est un exemple de stade intermédiaire entre le chamanisme (qui en est à l’origine), et diverses formes mystiques qui en découlent, dont le taoïsme.

    En Europe on connaît l’intensité des pratiques divinatoires et de transe dans la Grèce et la Rome antique (par exemple celle de la Pythie), mais on la retrouve également dans chacune des cultures des peuples barbares (ce qui signifie étranger à ces derniers). Par exemple dans la culture celte.
    Analyse des sciences sociales
    Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue !
    Bibliographie

    Œuvres et auteurs

    Evagre le Pontique, Les Sentences sur la prière, traduction, introduction et notes de Sr Pascale-Dominique Nau (Rome, Lulu.com, 2012)
    Denys l’Aréopagite (Ve ou VIe siècle). La théologie mystique, Traduction de l’Abbé d’Arbois, 1845.
    Bernard de Clairvaux (1091-1153), Sermons sur le Cantique des cantiques
    Beatrijs van Nazareth (1200-1268)
    Bonaventure (1221-1274), (Itinéraire de l’âme à Dieu), Traduction de l’abbé Berthaumier, 1845
    Maître Eckhart (1260-1327),
    Hadewijch (XIIIe siècle),
    Suster Bertken (1427-1514),
    Jean de Ruisbroek (1293-1381) L’ornement des noces spirituelles,
    Henri Suso (1295-1366),
    Jean Tauler (1300-1361),
    Anonyme anglais du XIVe siècle, Le nuage de l’inconnaissance, trad. Bernard Durel, Paris, Albin Michel, coll. spiritualités vivantes 236, 2009. (ISBN 978-2-226-18314-9),
    Jean Gerson (1363-1429), Sur la théologie mystique, trad. Marc Vial, Paris, Vrin, coll. Translatio, 2008. (ISBN 978-2711618804),
    Margery Kempe (1373-1436),
    Thérèse d’Ávila (1515-1582), Le château de l’âme, ou Le livre des demeures, Paris, Seuil, coll. Point sagesse, 1997, (ISBN 978-2020311946) ; aussi publié sous le titre Le château intérieur, Paris, Cerf, coll. Sagesses chrétiennes, 2003, (ISBN 2-204-07183-8),
    Jean de la Croix (1542-1591), Montée du Carmel, Paris, Cerf, coll. Sagesses chrétiennes, 2010 (ISBN 978-2-204-09184-8) ; La nuit obscure, Paris, Cerf, coll. Sagesses chrétiennes, 1999 (ISBN 2-204-06073-9), La vive flamme d’Amour,

    Études modernes

    Henri Bergson a écrit un classique de la réflexion sur la mystique, Les Deux Sources de la morale et de la religion
    Michel de Certeau S.J., La Fable mystique : XVIe et XVIIe siècle (tome I), Bibliothèque des Histoires, Gallimard, 1982; rééd. 1995
    Michel de Certeau S.J., La Fable mystique : XVIe et XVIIe siècle (tome II), éd. Luce Giard, Bibliothèque des Histoires, Gallimard, 2013
    Georges Duby (1919-1996) L’art et la société. Moyen ÂgeXXe siècle av. J.-C., Paris, Gallimard, coll. Quarto, 2002,
    Alain de Libera, La Mystique rhénane, D’Albert le Grand à Maître Eckhart, Paris, Seuil, coll. Points, 1994. (ISBN 2-02-021112-2) ; Eckhart, Suso, Tauler, ou la Divinisation de l’homme, Paris, Bayard, 1996. (ISBN 2-227-32508-9) ; Maître Eckhart et la Mystique rhénane, Paris, éditions du Cerf, 1999. (ISBN 2-204-05981-1)
    Marc Vial, Jean Gerson, théoricien de la théologie mystique, Vrin, « Études de philosophie médiévale »
    Ysabel de Andia, Denys l’Aréopagite, tradition et métamorphoses, Colloque de 2006, éd. Vrin. (ISBN 2-7116-1903-6)
    Christian Trottmann (dir.), Vers la contemplation, Études sur la syndérèse et les modalités de la contemplation de l’Antiquité à la Renaissance, Honoré Champion, 2007 ; Du visible à l’intelligible, lumière et ténèbres de l’Antiquité à la Renaissance (collectif), Paris, Honoré Champion, Coll. Le Savoir de Mantice, 2005. (ISBN 2-7453-1163-8)
    Arnaud Desjardins (1925-2011) Réalisateur et écrivain: un regard sur les traditions spirituelles (hindouisme, bouddhisme, soufisme) et la sagesse orientale.
    M.J. Ribet, chanoine, qui fut l’auteur d’un ouvrage monumental (plus de 1500 pages) en trois volumes intitulé : La mystique divine. Publié à plusieurs reprises à la fin du XIXe siècle, ce travail de recherche fut complimenté par le pape Léon XIII dont la lettre de remerciement apparaît en préambule de certaines éditions27.
    Lucien Lévy-Bruhl (1857-1939) lie dans la notion de participation mystique le principe la mystique et l’expression indifférencié du groupe (notion reprise par Jung pour exprimer l’inconscient collectif)
    Roger Bastide (1898-1974) « Si le mysticisme est à la base, il est aussi au sommet de toute religion ».
    Joseph Malègue (1876-1940), dans Pénombres, étudie le lien entre mystique et Incarnation (Ce que le Christ ajoute à Dieu).
    Émile Poulat, Critique et mystique. Autour de Loisy ou la conscience catholique et l’esprit moderne, Le Centurion, Paris, 1984. L’Université devant la mystique, Salbatir, Paris, 1999, avec, p. 211-280, un dernier chapitre intitulé « Regards contemporains sur le mysticisme ».
    Zouloula100, Le Mystère caché du monde mystique. « Le présent livre […] est un guide complet pour comprendre les mystères cachés de l’au-delà ». Editions banabaloba, dépôt légal : Octobre 2014. ISBN 978-2-9550323-0-5

    Références

    ↑ Dictionnaire historique de la langue française, Le Robert, 2010, pages 1391 et 1392
    ↑ a, b, c, d, e, f, g et h François Trémolières, « Mystique/Mysticisme » dans Régine Azria et Danièle Hervieu-Léger (dir.), Dictionnaire des faits religieux, Paris, PUF, Quadrige Dicos poche, 2010, p. 770-779. (ISBN 978-2-13-054576-7)
    ↑ Cette transformation sémantique qui atteste du moment auquel la mystique est devenue un objet pour la pensée au XVIIe siècle a été relevée pour la première fois en 1919 dans l’étude de… Dans les publications françaises, les données disponibles sur l’histoire du mot mystique sont principalement tirées de deux études datant l’une et l’autre de 1949 : « Mystique, essai sur l’histoire d’un mot » de Louis Bouyer, « Mystique. Essai sur l’histoire d’un mot », in Supplément de La Vie spirituelle, 15 mai 1949, p. 3-23 et Henri de Lubac, Corpus Mysticum, L’Eucharistie et l’Église au Moyen Âge. Étude historique, Aubier, Paris 1949, réed, Cerf, 2010. (ISBN 978-2-204-09134-3)
    ↑ Émile Poulat, L’université devant la mystique, Expérience du Dieu sans mode ou Transcendance du Dieu d’Amour, Salvator, Paris, 1999.
    ↑ Jean-Claude Bologne, Le mysticisme athée, Paris, Éditions du Rocher, 1995. (ISBN 978-2268021416)
    ↑ Michel Hulin, La mystique sauvage, Paris, PUF, 1993, p.23. (ISBN 978-2-13-057115-5)
    ↑ Sophrone, « Le mot mystique » dans le Bulletin des catholiques écrivains et publicistes, repris dans Revue pratique d’apologétique, t.28, 1919, pp. 547-556. Lecture sur Gallica
    ↑ Henri de Lubac, Corpus Mysticum, L’Eucharistie et l’Église au Moyen Âge. Étude historique, Aubier, Paris 1949, réed, Cerf, 2010, p. 55. (ISBN 978-2-204-09134-3)
    ↑ Louis Bouyer, « Mystique. Essai sur l’histoire d’un mot », in Supplément de La Vie spirituelle, 15 mai 1949, p. 3-23
    ↑ Michel de Certeau, La fable mystique, pp. 148-149.
    ↑ Michel de Certeau, La fable mystique. p. 44.
    ↑ Michel de Certeau, La fable mystique. p. 326.
    ↑ Lettre à S. Freud, 5 décembre 1927, citée par Michel De Certeau dans Encyclopædia Universalis édition de 2009
    ↑ Ghislain Waterlot, Le mysticisme un « auxiliaire puissant de la recherche philosophique » in Ghislain Waterlot (Dir.), Bergson et la religion. Nouvelles perspectives sur « Les Deux Sources de la morale et de la religion », PUF, Paris, 2008, p. 249-277, p. 251 (note 2) de la p. 250 étendue à la p. 251).
    ↑ H.Bergson, Les Deux Sources de la morale et de la religion, PUF, Paris, 2008,p. 261
    ↑ Michel de Certeau, Historicités mystiques, in Recherche de science religieuse Tome 73/3 1985 p. 329-353 , p. 340)
    ↑ Article Mystique dans Encyclopædia Universalis, 14e version, 2009.
    ↑ a et b Aimé Soligniac, « Mystique » dans Dictionnaire de spiritualité, tome 8, col. 1890-1891.
    ↑ Michel Hulin, La Mystique sauvage. Aux antipodes de l’esprit, PUF, Paris, 1993 cité par Émile Poulat, La Sorbonne devant la mystique, Salvator, Paris, 1999, pp. 220-221.
    ↑ Jean-Claude Bologne, Le mysticisme athée, éditions du Rocher, Paris, 1996
    ↑ Frédéric Worms, « La conversion de l’expérience », ThéoRèmes [En ligne], Philosophie, mis en ligne le 12 juillet 2010, consulté le 24 février 2013. ; DOI : 10.4000/theoremes.76 §29.
    ↑ Hilda Greaf, Histoire de la mystique, éditions du Seuil, 1972. (ISBN 978-2020005630)
    ↑ Marie-Madeleine Davy (dir.), Encyclopédie des mystiques, Payot, 1996. (ISBN 978-2228889872)
    ↑ a et b http://www.zenit.org/article-25248?l=french
    ↑ Anthony Feneuil, Bergson, Mystique et philosophie, PUF, Paris, 2011, p. 145.
    ↑ Voir l’ouvrage Jung et la mystique, Éd. Sully, 2009. (ISBN 978-2-35432-038-6)’
    ↑ « La Mystique divine distinguée des contrefaçons diaboliques et des analogies humaines. Les phénomènes mystiques. I/III. », Poussielgue.,‎ 1895 à 1903, p. 2042

    source WILKIPEDIA

    opposer les deux terme/expression « mystique » et « dans la Gloire » n’a pas de sens … à mon sens

    • IL fallait traduire « super spirituel » et spirituel.

    • Euh…flûte !

      C’est un site de débat , pas un forum de cours en copié, collé !!!!!!

      😜😝😝

    • Pasteur Deborah-Esther LIEBER
      8 mai 2015 • 17 h 20 min

      Vous vous trompez de site ….. c’est pas le lieu pour écrire un livre .

    • non non non ! 😀 c’est bien volontaire mon copier-coller de wilkipedia…

    • Je préfère lire la Bible.

    • Et franchement, vous croyez réellement que quelqu’un lira votre tartine de copié/collé ? Vous êtes une femme de foi…

    • @Pasteur Deborah-Esther LIEBER

      Avez-vous enfin sérieusement envisager de consulter un psychiatre,
      avant de continuer à nous envoyer sur ce site :
      des tombereaux et des avalanches de copié/collé ???
      vous cherchez à nous punir de quoi pour nous enquiquiner ainsi de la sorte ???

    • @Pasteur Deborah-Esther LIEBER
      8 mai 2015 • 21 h 13 min
      _____
      Faire un lien cela existe aussi.

    • « opposer les deux terme/expression « mystique » et « dans la Gloire » n’a pas de sens … à mon sens »

      C’est aussi mon avis, quoique les « dans la gloire » voudraient nous en faire croire pour se distinguer d’un « mysticisme » dont le caractère païen est bien exposé par la notice wikipedia.

    • Pour comprendre, il faut d’abord expérimenter la gloire de Dieu.

    • J’avoue! J’ai pas lu😆 Pouvez pas synthétiser?😆

    • @ Rédaction

      Pour comprendre la transe, faut-il expérimenter la transe ? Fallait-il aussi en leur temps s’être roulé par terre, avoir caqueté comme une poule ou aboyé comme un chien pour comprendre les soi-disant « bénédictions de Toronto » et autres « ivresses du vin nouveau » ? Le Seigneur au contraire a donné son Esprit pour éclairer ses enfants sur ce qu’il en est réellement de toutes ces manifestations de sorte qu’on ne les confondent pas avec Sa Gloire comme aiment à s’en prévaloir bien présomptueusement les « dans la gloire »….

    • J’ai beaucoup critiqué les manifestations de ce genre jusqu’au jour où le Saint Esprit me les a fait vivre et m’a enseigné ensuite sur ces choses.

    • J’ai fait exactement la même expérience , Paul , auparavant j’avais demandé à Dieu de m’éclairer . Comme je crois à cette parole de Christ qui me dit que si je demande à mon Père céleste du pain il ne me donnera pas une pierre ou si je lui demande un poisson il ne me demandera pas un serpent , je crois que si je lui demande de m’éclairer sur un sujet précis et que je lui demande avec tout mon cœur et avec sincérité ce ne sera pas le diable qui me répondra

    • L’important n’était pas tant de critiquer que de discerner, votre exemple montre en effet qu’on peut avoir fait l’un sans l’autre. Lisez donc çà par exemple pour comprendre ce que peut être alors l’authentique repentance d’un homme séduit qui reconnait avoir favorisé la séduction : http://www.bereanpublishers.com/the-toronto-deception/

    • La chair et l’ennemi cherchent toujours à corrompre l’action de Dieu. Je ne jette donc pas le bb avec l’eau du bain. Vous vous focalisez sur les dérives. Je me focalise sur l’action de Dieu.

    • Le problème c’est quand ce que vous appelez « dérives » ont été présentées comme l' »action nouvelle » de Dieu pour ce temps et que certains en sont allés jusqu’à s’en trouver plus spirituels que d’autres… qui y ont vu tout au contraire l’action du séducteur. L’expression de « chrétien dans la gloire » – à distinguer forcément du chrétien « ordinaire » et donc « pas dans la gloire » – relève pour moi de cette forme de présomption charnelle qui s’oppose naturellement au discernement (cf. Apocalypse 3:17-18)

  12. Par contre je peux vous parler de ce que c’est que de marcher dans la gloire !!!

    Le WK dernier à météo ciel ils annonçaient de la pluie pour toute cette semaine , j’en avais vraiment pas du tout envie , alors j’ai demandé au Seigneur de maintenir le soleil sur cette semaine et de ne laisser qu’un seul jour de pluie sans orage sur mon village !!!
    Il a fait beau chaque jour ! Il a plu seulement aujourd’hui mais point d’orage (pourtant annoncé sur la massif central ) demain il fait à nouveau beau ! Gloire à Dieu et ce n’est pas la 1ère foi que ça arrive, Voulez vous régner avec Dieu dans ce monde sans Dieu ???

    Savez- vous que marcher dans la gloire, c’est être avec Dieu constamment et lui permettre d’agir dans votre vie et dans votre entourage en fonction des besoins .Régner avec Christ, c’est être exaucé dans ses prières ….dans la mesure où les prières faites son acceptables pour le Seigneur !

    Alors MaDo ou pas , être dans la gloire c’est être en relation avec les lois du Royaume de Dieu qui ne sont pas pas soumis au royaume de ce monde . De ce fait les lois physiques naturelles sont transfigurés par la puissance de Dieu ….Rien est impossible à celui qui croit !

    • Pour le mois? Misère vous avez un bus! 🙂

    • D’ici que Martinette marche sur l’eau, il n’y a que quelques pas…!!!

    • Avez-vous pensé que quelqu’un pas loin de chez vous a pu prier avec tout autant de ferveur pour le contraire?
      « , j’en avais vraiment pas du tout envie , »: ce n’était donc pas la Volonté de Dieu qui a motivée votre prière mais votre envie du moment? Si c’était pour stopper quelque grave inondation mais par pur confort?

    • Colombe, vous n’aviez donc pas dans votre village un chretien qui aurait prié pour avoir de la pluie toute la semaine pour arroser ses champs. Sinon, quel dilemme pour Dieu !
      Entre « j’en avais vraiment pas du tout envie » et « j’ai besoin de la pluie pour mes champs, j’espère que Dieu aurait fait le bon choix…

    • C’est exactement ce que je dis à mes amis quand ils disent il faut prier pour le soleil je leur répond oui mais il y a surement des agriculteurs qui ont besoin de la pluie et qui prient pour donc Dieu étant juste il laisse faire la nature lol😀😀

    •  » alors j’ai demandé au Seigneur de maintenir le soleil sur cette semaine et de ne laisser qu’un seul jour de pluie sans orage sur mon village !!! »

      J’aime bien votre largesse en ce qui concerne la pluie et le beau temps pour tous.

    •  » De ce fait les lois physiques naturelles sont transfigurées par la puissance de Dieu  »

      OUI mais pas sur commande.

    • Dans son village Colombe fait la pluie et le beau temps!

    • je viens de consulter vos coms je savais qu’il y aurait du remous …..je le fait exprès wouai c’est un moyen simple de démontrer votre manque de foi et votre cartésianisme bien français ….alors débrouillez vous avec vos math, moi je me débrouille très bien avec la foi mon Dieu aime ça!
      Josué était un très grand amateur d’acte de foi …………..prenez exemple le Seigneur aime ça.

      Sans la foi vous ne pouvez rien faire absolument rien de miraculeux😆

      C’est peut être ça le bifteck à mastiquer😉

    • zut zut zut de re zut …..je le fais exprès

    • C’est une peu facile de nous traiter d’incrédules Colombe là ou nous vous faisons simplement remarquer que lorsque la prière d’Elie ferma les écluses de cieux puis les rouvrit à nouveau après trois années de sècheresse il ne le fit pas par convenance personnelle mais sous l’inspiration Divine et dans un but précis, vous vous nous dites en quelques sorte: « je n’avais pas envie qu’il pleuve cette semaine et ça tombait bien Dieu non plus » , avouez qu’il y a de quoi rigoler.

    • Colombe, ne vous y trompez pas, je suis pour la croissance, vous-même ne cessez tout en vous moquant de certaine personnes sur ce site de le revendiquer, donc soyez d’abord un modèle, chacun voit midi à sa porte.

      Ephésiens 4:29 Qu’il ne sorte de votre bouche aucune parole malsaine, mais s‘il y a lieu, quelque bonne parole qui serve à l’édification nécessaire et communique une grâce à ceux qui l’entendent.

      Je n’en lis rien.

    • Robert M.
      10 mai 2015 • 7 h 23 min

      « je n’avais pas envie qu’il pleuve cette semaine et ça tombait bien Dieu non plus » , avouez qu’il y a de quoi rigoler.

      La pluie quand il y en a trop c’est pas positif c’est donc pas de Dieu car le prince de l’air aime utiliser la météo pour nous compliquer la vie etcetcetc !

      Dieu est le dieu de l’équilibre de la semence de vie et de la paix dans toute la sphère de la création !

      Je prie pour que les oranges ne se forment pas car ils ne sont pas envoyé par Dieu ….sauf cas particulier et alors c’est un prodige !

      Je prie pour que Dieu reprenne ses droits sur la météo, car même si la terre est sous l’influence du malin , elle l’est seulement jusqu-à ce qu’un chrétien se lève pour exercer l’autorité déléguée qu’il a reçu par le St Esprit, pour lier et délier au non du Seigneur et proclamer sa parole sur les lieux où il demande de le faire

      . Cette autorité spirituelle ne peut être efficace que dans la mesure où nous dépendons de Dieu pour l’exercer !!!
      Pour la pluie et l(‘orage Dieu m’accorde une autorité pour leur imposer silence ……c’est biblique et vous feriez bien de commencer à utiliser l’autorité acquise à la croix pour que vous gouverniez avec Christ sur la terre du Seigneur !!!!

      Aussi voilà comment je fonctionne . Je pense que je devrais prier pour ceci ou cela et Dieu approuve ou pas …parfois c’est lui qui m’interpelle car je ne fais rien et il me met au travail dans l’intercession !

      Aujourd’hui je l’ai servi par acte prophétique, car hier chez le coiffeur pour mon époux que j’ai accompagné (suite courses à faire ensemble) , j’ai appris que l’ennemie (les faux dieux païens étrangers) envisageaient de prendre le territoire pour y établir ses puissances occultes.

      Comme quoi Dieu se sert de tout, partout, pour nous avertir… Après cette interpellation du Seigneur chez la coiffeuse , je n’ai pas arrêté de prier et de penser à ça , puis se matin vision sur vision larmes et encore vision …. et donc nous n’avons pas pris le repas de midi après le culte de porte ouverte SUPER BIEN , nous sommes partis faire ce que Dieu voulait que je face pour établir son autorité sur les lieux convoités !!!

      Voilà Robert ..Ci Dieu m’exauce c’est que je fais en relation avec sa volonté…. c’est tout !

      CELA S’APPELLE MARCHER DANS LA GLOIRE SOUS LA CONDUITE DU ST ESPRIT😉

    • « Je prie pour que les oranges ne se forment pas car ils ne sont pas envoyé par Dieu ….sauf cas particulier et alors c’est un prodige ! »

      J’aime trop les oranges pour prier qu’elles ne se forment pas, mais si vous parliez des orages il y a pourtant quelque chose de magnifique dans les formations orageuses, le tonnerre et les éclairs qui peuvent faire trembler et inclinent au respect des forces naturelles agissantes dans la création.
      Il est bon cependant de prier pour qu’il n’y ait pas d’orages dévastateurs.

    • Je prie pour que les oranges ne se forment pas car ils ne sont pas envoyé par Dieu ….sauf cas particulier et alors c’est un prodige

      n’importe quoi ce n’est pas moi c’est l’ordi 😉

      Robert ce sont des orages pas des oranges ….trop rigollot car ci c’était des oranges je les ramasserais pardi pour en faire de la confiture j’adore ça ! 😆

    • Robert M.
      11 mai 2015 • 8 h 41 min

      Je me souviens d’une foi pour la fête au village alors que j’avais prié pour la protection des jeunes contre les puissances qui sont dans les fêtes foraines…… alors qu’il faisait très beau le vendredi soir à l’ouverture de la fête un grand coup de tonnerre jute après un éclair qui est venu frapper ma terrasse devant moi !

      J’ai levé la main et j’ai déclaré que Jésus et son sang couvrait cette fête et les jeunes qui seraient dans cette fête …..et plus rien l’orage à disparu ilicopresto !!!!!

      Des histoires de cet ordre je peux vous en compter autant que vous voudrez pour vous convaincre que nous avons autorité sur les puissances de l’aire.

    • Zef
      10 mai 2015 • 12 h 05 min

      Colombe, ne vous y trompez pas, je suis pour la croissance, vous-même ne cessez tout en vous moquant de certaine personnes sur ce site de le revendiquer, donc soyez d’abord un modèle,

      Zef je comprends pas …j’ai dit quelque chose qui vous a blessé ????

    • Colombe, non, je pense aux autres, cela m’arrive vous savez, si j’ai un problème avec vous, sous en serrez la première avertie, je ne passerais pas par quatre chemins, dans le respect cela va de soi, enfin en ce qui me concerne.

    • @colombe
      Votre anecdote donnerait envie de rire s’il ne fallait en pleurer. Alors Dieu est aux ordres des caprices de Martinette, maintenant ? Ah, c’est vrai que j’oubliais que vous êtes l’Elie en plus du Jérémie des temps actuels ; mais Elie, lui, il faisait le contraire, il priait pour la pluie, vitale, sauf erreur ; vous arrivez à vivre sans eau, vous ?

  13. Ben moi je suis simplement Jesus….. Je lui obeis…. Et il m’aime pour ca, et il vit en moi…. Et Sa Gloire est mienne car je suis Un avec Lui….

    • Denis Kugler
      9 mai 2015 • 5 h 10 min

      moi aussi il m’aime pour ça et je lui obéis dans les toutes petites choses et c’est super comme il est présent dans ce que les gens appellent des broutilles….mais voilà la parole de Dieu dit que celui qui obéit dans les petites choses le Seigneur lui confira beaucoup dans les grandes choses ; moi avoir compris la promesse hein !!!

  14. Le terme mystique n’est peut-être pas approprié pour parler d’un comportement qui est surtout une supersitition magico-religieuse propre aux millieux évangéliques : chassez le naturel il revient au galop.

    Si la critique est entièrement fondée, ce serait quelque part donner raison à une psychologie antichrétienne qui conscidère que l’on est fou à partir du moment où on se met à parler à Dieu.

    La mystique est au contraire une démarche rare au sein de toutes les religions puisqu’elle doit commencer par rejeter les formes, les rites, les préceptes, et tout ce qui est pris pour acquis et ne repose sur aucun fondement. Elle travail à partir de l’instant présent et de notre conscience de la réalité. Je ne connais rien de plus simple, de plus terre à terre, de plus ordinaire, de plus direct et de plus concrêt pour s’ouvrir à Dieu.

  15. le mystique sera en danger ,parfois un peu loin de la réalité, nul n’étant parfait ,la foi simple sincère ,ayant les pieds sur terre, en effet

    • Forcément si l’on pense entendre Dieu et ce n’est pas lui qui parle…. problème !!!

      Il y a 4 voix que nous entendons dans notre conscience et nos pensées intérieures.

      La 1ère c’est moi même, j’entends mes propres pensées

      La 2ème c’est ce que pense le malin qui vient me le susurrer.

      La 3ème c’est ce que pense mes proches mes parents l’éducation que j’ai reçu, et qui continuent à l’âge adulte de me diriger intérieurement ainsi que mes amis etc

      La 4ème c’est la voix du St Esprit la voix de Dieu et du Fils !

      Il faut imposer silence aux trois autres pour enfin pouvoir écouter dans le lieu secret la pensée de Dieu sa voix et la reconnaître !

      Pour cela il faut faire un travail d’écoute et le Saint Esprit vient rendre témoignage à notre pensée que ce que j’ai entendu intérieurement vient vraiment de Dieu !

      Mais avant de se tenir dans sa présence pour facilement reconnaître sa voix, il faut avoir appris à imposer silence à toutes les autres voix

    • C’est tout à fait plus que vrai que Martinette devrait apprendre à reconnaitre
      et de fait à discerner le son de son clairon
      dans le but d’y mettre une sourdine…!!!

    • Abruti and co

      je n’ai pas besoin d’écho abruti vous portez bien votre pseudo

  16. Paul Ohlott
    Êtes-vous toujours dans votre chrétien « mystique » avec
    Pasteur Deborah-Esther LIEBER ? ? ? ?

    pasteur professeur, nous sommes ici dans un forum et pas dans un Institut de théologie.
    Prenez l’annuaire évangélique, catholique, brahmanisme de l’Inde, cabale dans le judaïsme, soufisme en islam, le taoïsme en Chine, ……
    retrouvez les adresses de leurs instituts de théologie où vous pouvez aller donner votre cours de mysticisme.

    Je suis connecté à la Sainte Parole de Dieu par Jésus-Christ ; et elle me suffit largement.

  17.  » Vivre la Gloire de Dieu  » c’est vivre et expérimenter SA Présence de façon concrète dans notre vie quotidienne. Nous avons la Promesse sûre et certaine de Sa Présence chaque jour jusqu’à la fin, mais L’expérimentons-nous réellement ? e suis en droit d’en douter devant certaines réactions, car  » de l’abondance du cœur la bouche parle « .
    Pour moi Vivre la Gloire de Dieu et la  » mystique  » sont synonymes. Mais la Mystique n’est pas le mysticisme – qui est une dérive, voire une déformation occulte.

    La foi sans les œuvres est morte : si ma foi – ou confiance en Dieu qui me permet de croire ce qu’Il dit sans le voir – ne se démontre pas par la confiance dans la marche quotidienne (foi sans œuvres de foi) eh bien ma foi est morte et… elle a besoin de ressusciter.

    Un exemple :
    Je professe croire que Dieu guérit … (les autres bien sûr !) mais moi je me précipite chez mon médecin au moindre bobo.
    Où est ma foi en un Dieu de guérison ?
    Elle est morte car elle ne produit aucun résultat dans ma vie ! Elle n’a pas d’oeuvres.

    • Pourtant mon épouse en est morte. Vous dites des généralités, sans tenir compte des personnes, c’est lamentable.

    • Sincère condoléance Joseph , elle ne souffre plus mais ce sont ceux qui restent qui sont dans le souffrance j’espère que vous avez pu la voir comme vous le désiriez . Soyez béni

    • Oui je crois que Dieu guérit, mais je crois aussi à cette pathologie lourde qui est le refus de mourir, justement par manque de foi. Comme quoi tout raisonnement peut être inversé. Ce que j’ai contre votre affirmation, c’est qu’elle met la foi des autres en doute.

    • Absolument pas (ai-je le droit devant Dieu de douter de la foi de gens que je ne connais pas ? non !) : je mets seulement en évidence notre manque de cohérence et de congruence dans nos affirmations !
      L’expérience montre que ceux qui prient le plus pour la guérisons des autres n’ont pas la foi pour eux-mêmes (d’abord) et pour leur famille. Dîtes-moi est-ce correct ?

      Toute maladie A UNE RAISON. Dieu qui est un Bon Père donne toujours la raison – si on se donne la peine de la rechercher !
      Il y a des maladies qui sont la conséquence de ses propres errances (péchés) et il y a des maladies qui sont la conséquence de ceux des autres.
      Il y a des maladies qui sont là – permises par Dieu – pour la Gloire de Dieu.
      Arrêtons d’accuser les malades d’un manque de foi – car Jacques le dit bien, ce n’est pas tant la responsabilité de la foi du malade qui prime mais c’est la FOI DE L’ANCIEN OU DU PASTEUR qui prie pour lui…

    • Et c’est comme ça que l’on redémarre le sempiternel débat:

      « Si tu te dit chrétien et que tu es malade c’est que tu n’as pas la foi ou que tu ne l’exerces pas. »

    • Tiens? C’est donc la foi de celui qui prie pour le malade qui est en cause? Mais il me semblait pourtant que tous ceux qui étaient venus vers le Seigneur pour la guérison l’obtinrent grâce à leur foi ( dont le Seigneur les loua) et que le Seigneur ne put agir à certains endroits à cause de l’incrédulité (à son égard). La foi pour guérir ou être guéri dépend de Dieu qui donne cette foi, ainsi la femme atteinte de perte de sang était sûre qu’au contact du Seigneur elle serait guérie, le lépreux que si c’était sa volonté Il le guérirait, le centenier que toute autorité Lui appartenait pour le faire, nous avons bien a faire à des personnes persuadées dans leur démarches.

      Par ailleurs:

      « Parlant du ministère de Smith Wigglesworth, Gary Mc Gee dira, « La vision de cette foi pleine d’attente est cependant toujours partiellement obscurcie par la nuée de mystère qui entoure parfois la volonté divine : Pourquoi tous ceux qui demandent la guérison ne l’obtiennent-ils pas forcément ? Dieu permet-il que des croyants souffrent pour des raisons qu’ils ne comprendront jamais ici-bas ? Ceux qui ont beaucoup mis l’accent sur la prière pour les malades ont souvent éludé l’importance de ces questions, peut-être par crainte que de telles discussions nourrissent le doute et sape la foi des gens en vue de la guérison. »
      Si Wigglesworth croyait fermement aux promesses de Dieu pour la guérison, il dut lui-même affronter la mort précoce de sa femme et d’un des ses fils. Il pria souvent pour la guérison de sa fille Alice Salter qui était sourde, mais sans succès. Pour ajouter à sa frustration, il endura pendant trois ans des douleurs terribles, provoquées par des calculs rénaux. F.F. Bosworth, dans son livre, Christ the healer, donne 22 raisons pour lesquelles les gens ne reçoivent pas leur guérison. Hélas les gens se sont senti plutôt culpabilisés. Quant à Charles Price, dans son livre, la foi véritable, suggère que ce n’est pas notre foi, devenant de plus en plus parfaite qui nous permet d’être guéri. Mais c’est plutôt dans un contact personnel avec Jésus… C’est lui qui accorde tout don parfait et excellent. La foi pour la guérison doit être reçue comme un don de Dieu ».

    • @Robert M
      La confusion ne peut pas venir de Dieu, donc ne mélange pas toutes les situations, s’il te plaît !
      1. Ceux que Jésus a guéri ne sont pas dans la Nouvelle ALLIANCE. Le Saint-Esprit n’a pas encore été répandu et n’habite pas encore dans l’homme. C’est là toute la différence ! Il en est donc fait selon la FOI DES PERSONNES venues à Jésus-Christ.
      2. Pour ceux qui sont chrétiens (pas de nom mais de vie) je te renvoie à Jacques 5, 14-16.
      ~~ Ce qui importe pour le chrétien malade c’est sa REPENTANCE – s’il est malade parce qu’il a péché – et je rappelle que la fornication (porneia) est un péché CONTRE LE CORPS de celui qui la pratique) la REPENTANCE donc conjointe à LA FOI des anciens qui prient POUR LUI. Ce n’est pas sa foi en la guérison qui est demandé mais SA REPENTANCE.
      ~~ S’il est malade POUR LA GLOIRE DE DIEU, et il le sait lui que c’est pour cette raison, l’appel aux anciens permettra de voir et reconnaitre les temps de Dieu et la façon de Dieu pour la guérison. Là c’est l’humilité qui entre en ligne de compte : soumettez-vous els uns aux autres dans la Crainte de Christ !

      Ce sont les Saintes Écritures et non les témoignages, certes puissants d’hommes ou de femmes de Dieu qui doivent être notre ligne directrice.
      Exode 12, 25 est clair : pour bénéficier des Soins du Divin Médecin il y a des conditions (4) qui doivent être comprises et obéies.
      Dieu ne fait rien en dehors de ce qu’Il a dit : on Le croit ou on ne le croit pas – c’est cela la FOI… pas en la guérison mais en Celui qui veut la guérison.

    • Robert , j’ai connu des personnes qui croyait en la guérison qui ne doutait pas un seul instant et pourtant ces personnes sont parti pour la patrie céleste , n’essayons pas d’être plus royaliste que le Roi des rois , lui seul sait pourquoi il fait précéder des frères et sœurs dans le royaume de Dieu , pour l’instant ne nous ne connaissons qu’en partie , un jour nous connaîtrons complètement

    • Merci Catherine Bunel, elle me manque, c’est normal, Dieu me soutiens, c’est bien nécessaire je l’avoue. Bise en Christ.

    • Oui , c’est vrai Joseph , nous avons un Dieu merveilleux qui console en son temps et il ne faut pas hésiter à dire que nous avons de la peine , que le manque est là . Mais un jour on y pense avec paix et on se rend compte que notre Dieu est intervenu , ça m’a fait ça quand j’ai perdu ma maman

    • Non Robert, je témoigne, je n’ai ni l’envie, ni la patience pour le moment, d’entrer dans de vaines discutions, je ne met personne sur la sellette, ni en demeure, c’est pas mon genre, depuis tout ce temps vous devriez le savoir.

    • Je m’adressais à Deborah.

    • @ Robert. M , à Yves, à Un Pèlerin et à Catherine Bunel !

      Il y a parfois des périodes dans nos vies où tout semble vraiment nous réussir :
      une épouse en bonne santé qui est heureuse de pouvoir élever ses enfants,
      dans une maison où il fait bon vivre en famille,
      une voiture confortable pour se déplacer,
      des enfants qui grandissent sans trop de gros problèmes et en bonne santé,
      un bon job, des frères et sœurs disciples de Jésus Christ et même quelques vrais amis.

      et puis survient des événements qui n’ont pas été prévus sur notre agenda
      et qui pointent leurs gros nez devant nous…

      nos enfants divorcent après seulement quelques années de mariage
      (mes deux enfants ont divorcés…)
      ou les enfants et aussi les petits-enfants sont un jour au chômage,
      ou dans des dettes jusqu’au cou
      (les parents et grands-parents que nous sommes sont là évidemment surtout pour les aider…)
      ou parfois ceux que nous aimons ont des accidents de la route
      (pour ma fille plusieurs mois dans les hôpitaux plus les mois de rééducation)
      (pour en sortir en partie handicapée).

      Il y a déjà environ plus de trois ans le chirurgien ne donnait guère de chance
      à ce que mon épouse puisse parvenir à se réveiller sur la table d’opération
      (le chirurgien nous avait préparé à cette terrible éventualité)
      (suite à une hémorragie interne : anévrismes sur un rein et sur le foie
      plus de 5 heures sur la table d’opération)

      et pourtant, nous croyons que Jésus Christ est le fils unique de Dieu
      fils de Celui qui est notre Créateur et aussi notre Père ;

      nous croyons que par sa mort sur la croix du calvaire
      le Christ a payé par l’offrande de sa vie notre dette, notre rançon
      et que si nous plaçons notre espérance et notre confiance en Lui
      nous aurons la vie éternelle.

      notre chant brave l’orage ; celui qui tient entre ses mains
      notre passé, notre présent et aussi notre avenir
      sait de quoi nous sommes réellement fait ;

      et s’Il permet à l’un de ses enfants de rester en bonne santé,
      pour d’autres de ses enfants nous constatons qu’il n’en ait pas ainsi

      (autour de moi j’ai des frères et sœurs en Christ
      qui sont malades, d’autres qui ont le cancer, d’autres qui sont infirmes,
      d’autres sont au chômage, d’autres sont sans-papiers ou sans logements
      d’autres qui sont dans des soucis et des tracas)

      Nous devons faire ce que le Seigneur met sous notre main,
      ce qu’Il met à notre portée
      et surtout, ne pas nous détourner d’un frère ou d’une sœur en Christ
      (ou de voisins) qui sont dans le besoin.

      Notre espérance et notre confiance en Dieu :
      ne doivent pas reposer sur des évènements si durs soit ils
      mais sur le fait que Lui connait toutes choses
      et que le regain ne manquera pas de venir en son temps.

    • Deborah – Robert,

      Tous les prophètes sont mort, manquaient-ils de foi, non Christ rends témoignage d’eux ?!

    • Extrait du commentaire de Pasteur Deborah-Esther LIEBER
      du 11 mai 2015 • 8 h 06 min :
      Toute maladie A UNE RAISON. Dieu qui est un Bon Père donne toujours la raison –
      si on se donne la peine de la rechercher !

      Demande de mon chien :
      les piqures de puces ont-elles une raison précise ???

    • Mais enfin? quand ai-je dit le contraire?

    • Je suis moi-même atteint d’une maladie chronique génétique et pourtant ce n’est pas faute d’avoir usé d’onction d’huile , de confession et… de foi, pour l’instant nada, mais je ne désespère pas d’en être débarrassé un beau jour.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :