Dans le cadre du programme GSRL "Dieu change à Paris", coordonné par Martine Cohen et Sébastien Fath, Yannick Fer et Gwendoline Malogne‐Fer ont organisé, le lundi 14 mai 2012, une après‐midi d’étude sur le thème suivant : "Rapports de genre et enjeux de pouvoir dans les Églises africaines à Paris".
Trois intervenants, Baptiste Coulmont (CRESPPA/CNRS), Bernard Coyault (EHESS) et Damien Mottier (CEIFR/EHESS), ont eu l’occasion de présenter leur recherche, dont les résultats ont ensuite été mis en perspective par deux discutantes, Sandra Fancello (CEMAF/CNRS) et Maïté Maskens (ULB).
Baptiste Coulmont (CRESPPA/CNRS) a ouvert le ban en analysant les formes genrées de hiérarchie dans les Églises noires de la banlieue parisienne, en soulignant la "centralité des unes, l’autorité des autres". Il s’est appuyé pour cela sur un corpus original de 200 affiches religieuses minutieusement collectées dans le quartier Chateau Rouge à Paris, puis référencées et traitées à partir de méthodes sérielles. A l’aide d’une modélisation graphique remarquable, scandée par des exemples d’affiches, il a démontré tout l’intérêt d’une étude sémiologique sur un corpus original jusqu’alors ignoré des chercheurs. Partant du constat réalisé par le chercheur Afe Adogame, qui fait observer une féminisation rapide et croissante des institutions religieuses de la diaspora africaine, Baptiste Coulmont souligne que ses données quantitatives tendent plutôt à confirmer cette observation, mais de manière relative et nuancée. Au vu des affiches étudiées, les femmes apparaissent en effet valorisées, mais les hommes demeurent, et de loin, les plus investis dans les positions d’autorité.
23% des personnes mentionnées dans les affiches sont des femmes, mais seulement 19% des personnes représentées sont des femmes. Formulé autrement, 61% des femmes citées sont visibles, 74% des hommes cités sont visibles. 12% des femmes illustrées tiennent un micro, contre 23% des hommes.
Ce qui met en lumière une sous‐représentation des femmes, amplifiée encore lorsqu’il s’agit de représenter les orateurs. L’analyse des titres donnés est également révélatrice. Ces titres abondent : apôtre, bishop, chanteur, docteur évangéliste, frère leader ancien, maman, pasteur, prophète, révérend, servante, soeur serviteur… Ils ne sont pas distribués au hasard. La tendance générale met l’accent sur une distribution de l’autorité très favorable aux hommes, mais en matière de réseau et de centralité, les femmes ne sont pas forcément sous‐représentées, invitant à orienter le regard vers d’autres acteurs que ceux de l’autorité ("servantes", "chanteuses", "mamans" etc.).
Conclusion : " Les petits dans l’échelle de l’autorité sont parfois les grands dans l’échelle de la centralité".
Bernard Coyault (EHESS) a ensuite proposé un aperçu synthétique des "discours, figures de référence et pratiques ordinaires" des "femmes extraordinaires" de la diaspora congolaise en France.
S’appuyant notamment sur une étude cursive des contenus proposés par le portail internet évangélique congolais Casarhema.fr, il a mis l’accent sur la féminisation des réseaux religieux transnationaux animés par des acteurs d’origine congolaise. Touchant principalement des Églises des deux Congos, ce processus a un point d’ancrage sur le territoire français, sans être nécessairement initié par une influence culturelle franco-français : ce phénomène s’observe en effet aussi dans les deux Congos.
La féminisation croissante du leadership des Églises congolaises se traduit par l’émergence de nouveaux leaders féminins (prophétesses, pasteures) qui proposent de nouveaux modes de partage de l’autorité. La répartition entre ministère institué aux hommes et ministère réservé aux femmes, s’en trouve bousculée, comme en témoigne la relative banalisation des femmes pasteures (qui restent cependant minoritaires), et ma multiplication des conventions de femmes. Il convient certes de distinguer entre femme de pasteur ("mamans") et pasteures, mais dans la pratique, beaucoup d’épouses de pasteurs prennent le titre de pasteur et commencent à exercer ce ministère, que ce soit dans la prédication, l’intercession, ou des programmes plus spécifiquement destinés aux femmes, et qui rencontrent un succès considérable. Bernard Coyault souligne la dynamique transnationale de ce processus, porté par des figures de pasteures et de chanteuses (comme Marie Misamu). Ce phénomène s’inscrit dans une tension entre impératif de domesticité de la femme et logique d’émancipation. Aux yeux de Bernard Coyault, on se situe actuellement dans une phase de transition, où le fait sociologique de l’émergence des ministères féminins entre en tension avec des arguments théologiques d’autorité plus conservateurs, sur la base d’une négociation dans le discours et la pratique.
Les conventions féminines ("La femme d’excellence", etc.) sont le lieu privilégié de cette renégociation, sur la base d’une transition générationnelle (d’une "génération 1" des pionnières combatives vers une "génération 2" plus orientée vers l’épanouissement). Dans ces espaces, des femmes "ordinaires" s’approprient le discours des "femmes extraordinaires". Mises en place par des organisations transversales comme l’Union des femmes missionnaires et l’Union des femmes messagères (qui vient de Belgique), ces conventions ne se limitent pas à cibler les femmes dans leurs rôles sociaux traditionnels, mais interrogent l’ensemble du champ de l’autorité, obligeant les hommes à se positionner s’ils veulent éviter l’érosion du nombre des fidèles féminines dans les Églises locales.
Enfin, Damien Mottier (CEIFR/EHESS) s’est intéressé aux rapports sociaux de sexe au sein d’une Église pentecôtiste africaine à Paris, au travers de la tension "pouvoir charismatique" (plutôt du côté de l’homme) et "pouvoir sorcier" (plutôt du côté de la femme). Il s’est appuyé pour cela sur une présentation visuelle (vidéo réalisée en 2006) de quelques cas de délivrance, qui chorégraphient généralement la manipulation physique de femmes possédées par des pasteurs charismatiques masculins. Damien Mottier souligne à quel point les pratiques rituelles de délivrance, qu’il a particulièrement étudiées, constituent un point focal de l’analyse des relations de genre, en dévoilant une distribution très dissymétrique des rôles, entre des "possédées" très majoritairement féminines, et des exorcistes (praticiens de la délivrance) au masculin.Comment comprendre cette distribution genrée des rôles ?
Une des hypothèses fortes présentée est d’interpréter la violence manipulatoire (main fortement posée sur le visage féminin, limitant la respiration) comme un analyseur et un écho de la violence sociale que les femmes peuvent subir par ailleurs en dehors de l’Église. L’enjeu étant, par le biais de la délivrance, de se soustraire à cette violence sociale afin de pouvoir réaliser un "bon mariage", avec un "bon chrétien",travailleur et doux. Damien Mottier souligne pour finir que cette répartition des rôles n’est pas sans passerelles et retournements. Le don de vision, souvent reconnu aux femmes, recèle ainsi un potentiel subversif; il vient bousculer le dualisme entre charisme de délivrance (plutôt masculin) et pouvoir sorcellaire (plutôt féminin). D’autre part, les accusations sorcellaires, dont les femmes sont le plus souvent victimes, se répercutent aussi sur les rôles masculins d’autorité : la légitimité des fondateurs (hommes) peut ainsi s’en trouver mise en cause, entraînant une crise voire une implosion de la communauté. Les effets de "l’Esprit de Jézabel" (tentation d’adultère) sont donc à double détente.
Pour parachever cette après-midi d’étude, Sandra Fancello et Maïté Maskens ont tour à tour apporté, par leur relecture d’ensemble, de très utiles compléments et nuances, appelant à poursuivre les travaux. L’importance d’une profondeur historique, notamment, a été rappelée, ainsi que la nécessaire localisation géographique des figures étudiées (de quels pays africains viennent les prédicateurs ?). Bien d’autres questions se bousculent : les titres renvoient‐ils aux mêmes contenus suivant qu’il s’agit d’un homme ou d’une femme ? Que pensent les simples fidèles des enjeux ‘genrés’ ? Est‐ce que les femmes parlent d’autre chose que des femmes ou du rôle des femmes lors de leurs conventions ? Dans quelle mesure y a‐t‐il une spécificité des Églises africaines en Europe sur ces questions ? Y a‐t‐il une nuance minimale entre les Églises implantées en France et les Églises fondées en France ? Quelle influence des discours prescripteurs sur la parité,la citoyenneté ? Quelle part donner aux modèles matrilinéaires et patrilinéaires ? Autant de questionnements qui témoignent du caractère stimulant des recherches entreprises et présentées.
Compte‐rendu réalisé par Sébastien Fath (GSRL)
Catégories:Chroniques, L'Eglise, Sébastien FATH, Société
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Le rôle de la femme :
Une aide semblable à lui (Genèse 2 v.18)
Le texte hébreu a : עזר בנגדו – `èzér kenégedo
עזר `èzér : Aide, assistance, secours. Mais il faut dire que le verbe qui a donné naissance à ce mot ou réciproquement -`azor- a aussi le sens de sauver
Aide, désigne celui qui assiste ou supplée quelqu’un dans une fonction, un travail, une
opération, et implique le plus souvent une idée de subordination complète ou momentanée.
Assistance, ce mot à le même sens que celui d’aide, mais a en plus une idée de générosité (exemple : on doit assistance au malheureux).
Secours, il s’agit d’une aide dans un moment de péril, de danger, de situation critique et difficile.
Sauver, c’est non seulement mettre à l’abri contre un grand mal, mais encore en délivrer en faisant échapper à un grand malheur.
Henri Blocher dans son livre « révélation des origines p.98 » écrit que 15 fois sur 21 dans l’ancien testament, c’est Dieu qui aide l’homme ; donc, la compréhension sous la forme d’assistante, de subordonnée ne tient pas.
Kenégedo כנגדו:
Conforme, correspondant, Opposé, contraire.
Il est intéressant de voir différents sens proposés par la racine trilitère NGD נגד qui est à la base de ce mot :
Dire – Communiquer, parler, raconter, annoncer, avouer, déclarer, révéler
Résister, s’opposer, contredire, contrecarrer
- Ces observations permettent de voir que la femme n’est pas l’esclave de son conjoint mais :
- Elle est la personne qui l’aide dans toutes ses incapacités ;
- Elle l’assiste par ses apports, par ses interventions ;
- Elle se rend volontairement auprès de l’homme dans ses actions
- Elle le secourt lorsqu’il faiblit dans une action et elle l’aide au minimum par ses encouragements.
- Elle marche à son côté et non derrière ou devant ; c’est pour cela qu’elle est tirée de la côte et donc de son côté, justement pour ne plus être à côté et ne pas le voir mais être en face et le regarder.
Ce mot complète la position de la femme par rapport à l’homme dans le plan de Dieu.
- Conforme, la femme a été créée ainsi pour l’homme selon le plan de Dieu pour qu’elle le complète, ainsi elle lui est semblable.
- Correspondant ; la femme se situe dans un rapport de conformité, de symétrie, d’harmonie et de concordance ainsi que de dialogue avec son époux.
- Opposé : Elle est différente de l’homme tout en lui étant semblable. Si elle était à côté de lui, elle ne le verrait pas mais en étant en face de lui, elle le voit et lui donne d’être, de se sentir quelqu’un. Elle est là pour l’exhorter, l’encourager et si besoin est, l’aider. Elle est là aussi pour le compléter dans ses inaptitudes. En étant opposée, elle le voit et lui porte secours s’il est en danger.
- Contraire : ses besoins ne sont pas les mêmes que ceux de l’homme, ainsi si lui a besoin d’être encouragé, elle doit se sentir protégée, si lui a besoin d’exercer sa force, la domination, elle sent la nécessité d’exercer de la douceur, de la patience, de la tendresse.
Mais il existe un point important qui montre que la femme ne doit pas être enfermée dans sa féminité ; cet élément se trouve dans l’écriture hébraïque pour désigner l’homme et son épouse :
Homme איש י : Y – Ysch
Femme אשה ה : H – IschaH
Comme on peut le voir, chaque mot a une lettre qui n’existe pas dans l’autre. Ainsi ‘Ysch a le Y qui n’existe pas dans le mot (ischaH traduit par femme et le mot ‘iSchaH a le H qui n’éxiste pas dans le mot YSch.
Les deux lettres mises à côté l’une de l’autre donnent en hébreu YaH Nom qui est une abréviation du nom de l’Eternel – YHWH – et que l’on retrouve fréquemment dans la Bible notamment sous la forme de Allélou-YaH יה . אללו Ce mot signifie : Louez/rendez grâce/Célébrez YaH (L’Eternel)
Ainsi, de même que Dieu est Un (Deut.6 v.4), le couple doit être un.
Et Dieu créa l’homme à son image ; il le créa à l’image de Dieu ; mâle et femelle il le (ou les car les deux traductions sont possibles) créa.
Gen.ch1 v.27
Ce verset est clair, pour Dieu il n’y a aucune différence entre l’homme et la femme lors de la création, car tous deux sont crées selon un même modèle et dans une conception différente et complémentaire pour toutes les activités de la vie courante. Cela montre une totale égalité de l’homme et de la femme devant le Créateur. Ce point de vue est confirmé par ce que dit l’apôtre Paul :
« Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus-Christ. »
(Galates 3 v.28)
Ce qui fait que la femme n’est, en général, acceptée que comme un être secondaire et de moindre importance, et aussi moins utile que l’homme, vient de l’orgueil qui domine l’être humain et qui limite le rapport dans le couple en donnant une prééminence à celui qui détient la force physique.
Cependant, pour en revenir à la côte dont l’un des sens est vie, l’homme a nommé sa femme « vie » (c’est ce que veut dire le nom d’Eve – חוה, hawah) car par elle se transmet la vie, la succession.
Donc, la côte désigne l’identité physique, morale et spirituelle de la femme en rapport avec l’homme, mais sa différence se trouve en ce que la descendance passe obligatoirement par elle.
Les termes mâle et femelle en sont la base :
Mâle : zakhar זכר
Femelle : neqivah נקבה
Zakhar :
La racine zkr donne :
Pénétrer, se souvenir, penser, réfléchir, se rappeler
Mâle, masculin, gloire.
Neqivah :
La racine nkb donne :
Trouer, percer, forer, fixer, désigner, prononcer
Chalumeau, flûte
Femme, femelle, féminin
Les deux mots ne sont pas des adjectifs mais des noms indiquant des individus (Genèse I-III – F. Ceuppens) donc des personnes uniques, chacune dans son domaine.
Les différences et les complémentarités évidentes pourraient donner lieu à des études approfondies. Donc, c’est d’une manière différente que la femme a été faite pour l’homme, et c’est comme « autres » que l’homme et la femme ont été faits l’un pour l’autre. L’homme, tout comme la femme, doit accepter cette altérité pour que le vide de la solitude soit comblé (Révélation des origines p.96).
Voici ce que j’ai pu déduire d’une étude sur le livre de la Genèse, concernant le rôle de la femme, tel que Dieu l’a prévu.
Maintenant, il est vrai que cette étude, ici n’est qu’une partie. En fait, elle est beaucoup plus longue. Mais, ici, je n’ai collé que la partie qui m’a semblé la plus évidente concernant le sujet traité.
superbe !!!! merci !! dommage que les hommes ne l’ai pas encore compris…
Ne mettez pas tous les hommes dans le même sac, c’est aussi arbitraire que le machisme. Joseph
Son vis à vis (vis age vis age) Unis, non point l’un sans l’autre, complémentaire mais différents, sexué mais complémentaire, devant Dieu pas de distinction, ni du genre, ni des nations, ni des "races" ni des couleurs, je crois Isaie que nous pouvons pousser plus loin encore cette réflexion, qui marque tellement ce qui divisent au lieu d’unir! Joseph
Ce qui divise ce sont les différences, mais surtout l’orgueil qui voudrait que l’autre soit selon l’idéal. Mais chacun à ses faiblesses qui doivent être compensées par les qualités de l’autre. L’amour et l’humilité faisant le lien indispensable. Ainsi, si chacun conçoit la merveille qu’est la complémentarité, le lien entre les époux n’en est que plus fort.
Dans l’Eglise, il devrait en être de même. Mais malheureusement, les pratiques ne s’en tiennent qu’à des traditions et à des textes mal compris et non étudiés dans les contextes sociaux dans lesquels ils furent écrits.
Comment devrions nous comprendre l’Apotre Paul quand il semble définir un principe spirituel rigide lorsqu’il ecrit :
Je ne permets pas à la femme d’enseigner, ni de prendre de l’autorité sur l’homme; mais elle doit demeurer dans le silence .Car Adam a été formé le premier, Eve ensuite; et ce n’est pas Adam qui a été séduit, c’est la femme qui, séduite, s’est rendue coupable de transgression.
Mais aussi comment comprendre Priscilla qui s’est permise d’enseigner Apollos? Comment comprendre que Phoebè avait un ministère (le mot ministère traduit le terme diacre)? Comment comprendre que des femmes étaient prophétesses même dans l’Ancien Testament ( Déborah, Juge ch.4v.4; Esaïe ch.8.3; Hulda, 2 rois ch.22v.14?
Apparemment, seule la fonction de surveillance est réservée à des hommes. Toutefois, ceux-ci doivent être assez versés dans l’Ecriture pour pouvoir effectuer cette activité. Je dois dire que si j’ai le choix pour la surveillance d’une assemblée entre un homme ignare et une femme bien formée théologiquement, ma décision est vite prise: ce sera la femme!
Maintenant, il y a des femmes qui sont vraiment remplies du Saint Esprit et des hommes qui se prétendent pasteur et dont les oeuvres et les enseignements sont vraiment catastrophiques. N’oubliez pas non plus, que des recherches ont été faites et que des textes ont été retrouvés et qu’ils montrent les aberrations de femmes qui tout en se disant chrétiennes propageaient des superstitions aberrantes.
Actuellement, je rencontre plus de femmes qui ont le désir de s’instruire dans l’Ecriture, de femmes qui vont aux réunions de prières que d’hommes. On me dira peut-être que la journée de travail est harassante mais, moi-même, je n’ai jamais eu un métier de tout repos. Pourtant, lorsque je le pouvais j’allais aux réunions de prières, prioritairement.
Ainsi, les hommes perdent leur préhéminence.
Si je vous ai bien compris, dans un cas de figure ou un homme dirige une église après qu’il ait été formé avec sa femme en théologie, s’il arrive qu’il décède par exemple, la femme peut provisoirement continuer le travail jusqu’à ce qu’on trouve un nouveau pasteur lui aussi formé. Par contre une femme ne peut se former et démarrer un ministère pastoral. Est-ce bien votre pensée ?
En fait, c’est à l’assemblée de décider. Je n’oublie pas que le choix des anciens et des responsables d’assemblées, se pratiquait par vote à mains levées dans l’assemblée. Ainsi si les membres de l’assemblée décident que la femme doit rester à ce poste de surveillance et d’enseignement, personne n’a à dire quoi que ce soit. Il n’y a là aucune contradiction avec ce que je viens de dire. Combien d’hommes qui ont été parachutés parce qu’ils sont des hommes et non des femmes, ont détruits des assemblées ou les ont fait végéter.
Ainsi, si Dieu donne un service à accomplir (ministère) à une femme et que l’assemblée, qui la connait bien, le reconnait, alors que l’assemblée, elle-même fasse son choix par élection. Les autres Eglises n’ont rien à dire, et elles doivent accepter cette acceptation. Surtout que les recherches montrent que des contextes concernant les écrits de Paul sont à prendre en considération. Mais il est vrai que ces écrits ne sont pas connus, du fait de grands sectarisme et de beaucoup d’ignorance de la plupart des pasteurs évangéliques