A ce jour, douze pays européens ont voté une loi, afin d’interdire toute violence éducative, telle que la fessée ou la gifle.
Olivier Maurel, fondateur de l’observatoire sur la violence éducative ordinaire, souhaite désormais convaincre la France d’adopter une loi en ce sens et vient de lancer une campagne anti-gifle et fessée. Plus encore, à ses yeux, certains propos du Christ sur les enfants n’ont jamais été compris par les Eglises chrétiennes et mériteraient aujourd’hui que l’on s’y attarde sérieusement.
Interviewé par Le Monde des Religions, Olivier Maurel explique tout d’abord que «nous avons été persuadés très tôt qu’il était normal de frapper les enfants», pour la simple et bonne raison que «nous avons presque tous reçu de la part de nos parents que nous aimons, des gifles ou des fessées». De la même manière, ceux qui «ont subi des bastonnades dans les nombreuses sociétés où c’est la coutume, trouvent aussi la bastonnade tout à fait normale et ne songent pas plus à la remettre en question que nous ne songeons à contester la gifle ou la fessée».
Olivier Maurel affirme que les conséquences sont désastreuses. A l’entendre, bien que cela reste difficile à prouver, au même rang que les abus sexuels, l’abandon, ou le manque d’amour, «l’emploi de la violence pour corriger les enfants» serait l’une des principales causes de toutes les violences que nous connaissons, qu’elles soient collectives, sociales ou politiques.
Convaincu par l’importance de son combat, il n’hésite pas à se tourner vers le Christ, dont «les propos sur les enfants sont les plus révolutionnaires», afin d’amorcer un changement des mentalités. «Je ne connais aucun équivalent [aux propos du Christ] dans aucune religion. Ils sont pour moi une des preuves que Jésus n’était pas seulement un homme», confie-t-il émerveillé et cherchant à nous persuader que «s’il avait pu les prononcer, c’est qu’il avait été exceptionnellement aimé, protégé et respecté par ses parents». D’ailleurs, lorsque l’Evangile nous relate que Jésus a fait une fugue de trois jours, pour s’entretenir avec les prêtres, «non seulement ses parents ne le frappent pas, mais ils lui disent simplement leur incompréhension et leur angoisse».
Ces fameux propos du Christ, c’est dans l’Evangile de Matthieu au chapitre 19 et au verset 15 qu’on peut les méditer : «Si vous ne vous convertissez et ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux. (…) Mais, si quelqu’un scandalisait un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on suspende à son cou une meule de moulin, et qu’on le jette au fond de la mer». Pour Olivier Maurel, le message est clair : «Quand Jésus nous présente les enfants comme des modèles à suivre pour entrer au Royaume des cieux, il est évident qu’il ne nous les présente pas comme des êtres qu’il faudrait corriger, et à plus forte raison à coups de bâton! On ne corrige pas des modèles, on les suit, on les imite. Mais la société du temps de Jésus, comme la nôtre il y a peu, était une société où, pour suivre la douzaine de proverbes bibliques qui traitent de l’éducation, on battait les enfants pour faire sortir la "folie" qui était en eux (Proverbes, 22, 15)»
En conséquence, poursuit-il : «les disciples de Jésus avaient été élevés de cette façon par des parents qu’ils respectaient plus que tout. Il leur était donc pratiquement impossible d’imaginer que les paroles de Jésus pouvaient s’appliquer à cette méthode d’éducation. De même, quand Jésus dit à propos de quelqu’un qui ‘scandalise’ un enfant : "Mieux vaudrait pour lui se voir passer une pierre à moudre et être précipité dans la mer que de scandaliser un seul de ces petits", il est évident que le fait de donner à un enfant l’exemple de la violence en le battant et, qui plus est, l’exemple de la violence d’un être fort sur l’être le plus faible et sans défense qui soit, est une façon de le scandaliser. Mais les anciens enfants qu’étaient les apôtres éprouvaient certainement à l’égard de leurs parents un attachement si viscéral qu’il leur était impossible de comprendre le sens de ces paroles. Résultat: l’Eglise n’a jamais remis en question la façon traditionnelle d’élever les enfants à coups de bâton, que ce soit dans les familles ou dans les écoles, et les institutions religieuses ont souvent été des enfers pour les enfants. On en a eu encore récemment des exemples avec les établissements irlandais tenus par des religieuses qui battaient comme plâtre les jeunes filles qu’on leur confiait».
L’église s’est-elle réellement trompée depuis 2000 ans ? Les chrétiens devraient-ils revoir leurs convictions en matière d’éducation en méditant ces propos du Christ ? Certains proverbes doivent-ils être réinterprétés à l’aune de nos connaissances actuelles et des paroles de Jésus ?… Bref, faut-il interdire la fessée ou la gifle… au nom du Christ ? Le débat est lancé…
Paul OHLOTT
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Au risque de déplaire une éducation sans fessée ne signifie pas une éducation sans corrections ni limites. J’affirme que l’on peut arriver au même résultat tout en respectant l’intégrité physique de l’enfant.
On peut frapper l’enfant de la verge de l’autorité, de la droiture, de la justice, autrement que physiquement. Mais j’ai la nette impression qu’il est difficile particulièrement en France de concevoir une autre manière de faire. Nous avons baigné dans un système depuis notre plus tendre enfance qui ne nous permet pas d’envisager une quelconque remise en question. Cette loi n’est pas faite pour les chrétiens mais pour tout le monde. Si l’état se mêle de cela il faut qu’il donne aussi aux parents des moyens d’échanger, de partager, les difficultés rencontrées. La fessée et la correction physique ont donnée des générations d’enfants contraints mais sans réels changements intrinsèques comportementals. Mes enfants sont franco allemands et ils sont toujours étonnés de voir comme les jeunes allemands savent en classe se tenir et être respectueux contrairement à ce qu’ils voient dans les classes française où on est pourtant beaucoup plus coercitif. Pourquoi ? parce que nous ne savons pas manier l’autorité à propos.
Oui la fessée a été un moyen généralement de se soulager mais pas d’éduquer. Il faut remettre l’éducation au centre et ne pas toujours réagir épidermiquement comme c’est souvent de mise ici.
Une réflexion sur ce qui fait que j’ai de l’autorité serait à mon sens la bienvenue. Suis je moi même un disciple (pour les chrétiens) ou bien mon christianisme est il de façade. Suis je un exemple cohérent avec ce que je demande à mes enfants?
Suis je en accord dans mon couple quand je punis mon enfant ?
Est-ce que j’adopte les mêmes règles où suis dans un flottement qui insécurise mon enfant.
L’éducation n’est pas exempte de réflexion évitons les raccourcis trop faciles.
L’état n’est pas compétent pour légiférer dans ce domaine. L’éducation des enfants relève de la famille, et de personne d’autre (cf. Lévitique, etc.). L’ingérence de l’état est ici d’une arrogance particulièrement insupportable, d’autant plus qu’il encourage le meurtre des enfants par avortement.
Nous venons d’enregistrer (jeudi dernier le 19 mai) une journée organisée par la Fédération de l’Entraide Protestante intitulée:
"Eduquer ou Punir? Faut-il réformer l’ordonnance du 2 février 1945?"
Vous trouverez le détail complet des interventions ici: http://tresorsonore.com/media/docs/eduquer_ou_punir.pdf
Si cela vous intéresse, vous pouvez commander l’intégrale audio de la journée sur un cd MP3.
contact@radio-evangile.com
Il est bien evident que la plupart des gens ici ne comprennent pas de quoi il s’agit. Le prétexte et de protéger les enfants des maltraitances, mais en effet, il ne s’agit pas de la violence envers les enfants. Il s’agit de l’abrogation de l’autorité parentale et la soumission des parents aux dérives des autorités sociales, policières, judiciaires et penitentiaires.
La Suède était le premier pays du monde (1979) à interdire les fessées. Le gouvernement avait annoncé que personne ne serait pas poursuivi en justice à cause de cette loi, mais très tôt il s’est montré que l’on se servait du Code Pénal contre les parents qui osaient châtier leurs enfants. Toute fessée en Suède encourre une peine de prison ou des amendes fortes pour les parent et la prise en charge et le placement de leurs enfants dans des maisons d’accueil par l’Etat.
Jean-Francis Held écrit dans L’Express: "Fessée: Ils sont fous ces Suédois!" (http://www.nkmr.org/francais/fessee_ils_sont_fous_ces_suedois.htm). Il avait raison. En Suède, aujourd’hui, les parents et les adultes en général ont peur des enfants. Ils n’osent rien leur dire, ils n’osent surtout pas les corriger. Alors, nous voyons les enfants rois partout. Ils n’ont pas de respect ni pour leurs père et mère, ni pour leurs professeurs. Il y a des enfants de cinq, six ans qui disent à leurs enseignants: Je peux te frapper, mais tu ne peux pas me frapper. Il y a des enfants qui portent plainte contre leurs parents si par hazard ils sont fâches pour quelconque raison.
Je vous invite à regarder l’émission Suisse Romande: "Suède: le pays sans fessée" http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=500000&bcid=546951#bcid=546951;vid=8512608
et l’émission Belge Francophone: "Questions à la une : Faut-il interdire la fessée?" du 30 Mars 2011, http://www.rtbf.be/video/v_questions-a-la-une-faut-il-interdire-la-fessee?id=903323&category=info
À vous de juger.
Ruby Harrold-Claesson
Avocate suédoise
Bonjour,
Je ne suis pas un spécialiste en droit et peux être vous pourriez m’expliquer en quoi interdire la fessée "abroge l’autorité parentale, soumet les parents aux dérives des autorités sociales, policières, judiciaires et pénitentiaires."
La fessée est une violence et je suis contre, par contre je suis pour l’autorité parentale, ne me dites pas que si la fessée est autorisée elle restaure l’autorité, on sait bien que l’autorité ne passe pas par ça ! Ou alors c’est plus inquiétant que ce que je pensais… Interdire la fessée interdirait les parents à utiliser la violence, mais elles les libèrent d’utiliser leur intelligence pour développer l’éducation et l’autorité… Nous connaissons une crise de leadership et passer par la violence n’est pas une solution, c’est de la facilité. Reprendre ne veut pas dire : "par la force ou par la violence" sinon la Parole dirait reprendre par la force, mais cela autorise au contraire d’autres formes de "reprises".
Fabien
Y’a des choses qui sont quand même fausses, il prend tout au pied de la lettre. Quand Jésus parlait des petits, ils parlaient des chrétiens. Et oui, les chrétiens doivent croire en Christ comme des petits enfants c’est à dire croire simplement …..
Ahhhh si Mon Père Céleste devait m’en foutre une à chaque fois que je me plante, ou que je Lui désobéis, je serais bien mal
…non mais ce qui me mène à la repentance c’est la bonté de D.ieu. OUF! LOL
La bonne question est : qu’en dit la Parole ? Répondre après une étude poussée et en laissant de côtés nos apprehensions, et n’oublions pas que le monde veut nous séduire avec tant de doctrines…
Si la parole suffisait, comment expliquer qu’il existe tant de dénominations qui se disent toutes "chrétiennes", chacune étant convaincue d’être la SEULE à être approuvée par le Seigneur ……….??????
et considérant les autres comme animées par l’adversaire de Dieu …..
Le malade mental qui vient de meurtrir la Norvège est absolument convaincu, lui aussi de "servir le Seigneur" .. Au Moyen-âge, on a brûlé des corps, bible en mains (pour "sauver leurs âmes parait-il … et souvent après avoir férocement torturé les corps, pour en "chasser les démons" …..
N’oublions pas que Satan lui-même s’est basé sur la Parole, pour tenter Jésus …
Enfin, il est écrit :"la connaissance enfle (sous-entendu d’orgueil ..) c’est l’Amour qui édifie" ( I Cor 8 – 1)
" Qui aime connait Dieu, qui n’aime pas ne l’a jamais connu" ..( I Jean 7 et 8..
"n’aimons pas en paroles, mais en action (I Jean, 3 . 28)
etc etc
Depuis bientôt 60 ans que j’essaie de contribuer à faire connaitre( par la Parole mais aussi par des actes ..) l’immense Amour de notre tendre Père Céleste, j’essaie de m’informer sur les actions,(afin de m’en inspirer) les écrits des plus grands bienfaiteurs de l’humanité, comme par exemple l’abbé Pierre, Gandhi, M.L.King, Raoul Follereau, Irène Laure(chrétienne qui a beaucoup contribué à réconcilier les français et les Allemands, évitant certainement une 3ème guerre mondiale , qui a inspiré le tunisien Masmoudi à renoncer à aller en Egypte relancer la lutte armée contre la France, et aller au contraire rencontrer les responsables français pour les convaincre de rendre la liberté à son pays, sans avoir besoin d’user d’armes, ce qui a réussi, etc ;.)
A plusieurs amis d’horizons les plus divers, nous contribuons à faire connaitre des courageux comme la kényane Wangari Maathai, qui, en 30 ans a planté et fait planter 40 millions d’arbres, fournissant un travail rémunéré à 150 000 femmes . Alors qu’on parle de centaine des de milliers de morts à cause de la sécheresse dans la corne de l’Afrique, qu’est-il plus "chrétien "? d’ étudier la Bible (à l’endroit et à l’envers, si possible …) ou bien de contribuer à faire connaitre ( et aider ) cette Prix Nobel de la Paix,( 2004) et ainsi contribuer à REBOISER ????
Plus d’infos chez
tout d’abord les parents de Jésus savaient qu’Il était le messie et que par conséquent Il avait une mission divine. Lui-même répondra à ses parents qu’Il doit s’occuper des affaires de son Père!!! alors bien sûr que ses parents ne vont pas le taper car Il n’est pas un enfant comme les autres. Il n’a pas fugué pour faire des bêtises mais pour enseigner dans le temple. je trouve cela inquiétant qu’on puisse se servir de cet exemple pour montrer que Jésus ait fait une bêtise. Loin de là et heureusement ses parents l’ont compris. Proverbes 23.13 : N’épargne pas la correction à l’enfant ; Si tu le frappes de la verge, il ne mourra point. Je ne prétends pas tout savoir tout connaître mais je pense que ce verset est tout de même très explicite. Après il y a une différence entre mettre une fessée et battre un enfant. cela étant dit je suis contre la claque au visage. Concernant le fait que les enfants eux mêmes deviennent violent avec les gens n’a rien à voir!!! Il y a des personnes qui n’ont jamais reçu un coup de leur parents et qui sont violents par la suite!!!
Cette question est ridicule!quand une donne une fessé a un enfant c’est pour qu’il ne recommence pas une betise qu’il a faite!
ça n’avance pas…
Pourquoi se renvoyer des proverbes à la figure ? On pourrait répondre par des versets de Jésus ! On prend l’ancien ou le nouveau testament quand ça nous arrange !
Alors qu’il nous faut prendre les 2 ! Et nous élever spirituellement (non ce n’est pas ridicule), mûrir et trouver la solution, l’unique voie : se laisser enseigner par LUI.
Alors Dieu est il le même hier et aujourd’hui ? OUI
Dieu lui même est il venu sur Terre ? OUI
Jésus est il mort pour nos péchés alors qu’il était parfait ? OUI
Qu’a-t-il apporté à ce moment là ? L’AMOUR, La Compassion, … l’opposé de la Violence. OUI
Il y a un échec aujourd’hui de l’homme sur la violence et beaucoup sont d’accord avec ça. OUI Pourtant personne ne dit qu’il ne faut pas être ferme. Ce sont les 2 faces de la même pièce! Mais que sème-t-on dans le coeur de nos enfants, que comprennent ils d’une fessée ?
Une fessée = Comprendre que ce que tu as fait est mal et que c’est la conséquence engendrée par ta désobéissance. Il ne s’agit pas ici, d’assouvir son penchant à la violence sur un enfant. Il s’agit juste d’une fessée…
Si on arrive à corriger l’enfant sans la fessée, tant mieux. çà n’est pas une obligation que de donner une fessée, mais elle peut être utile dans certains cas. Alors, Pourquoi tant de remue ménage, de discours passionnels et engagés? Il s’agit juste d’une fessée.
Exactement!
"J’ai eu des fessés dans mon enfance, mais ce ne sont pas elles qui m’ont blessé même si l’une ou l’autre ont été trop forte.
Ce qui m’a manqué c’est les marques d’affections." ce sont les mots de Pierre. Pourtant on sent poindre une dualité féssés / affection et Amour / Correction.
C’est l’enjeu.
Les marques d’affections ne sont que l’une des conséquences de l’Amour du Seigneur, la correction aussi, mais l’essentiel c’est développer l’Amour. C’est un triptyque pas une dualité.
Moi ce que j’applique (j’essaye !!) c’est chaque chose en son temps, car s’il est possible de donner un signe d’affection juste après avoir corriger l’enfant lui peut se sentir perdu, manipulé, alors mieux vaut "vivre" la correction et aussi ne pas faire comme si elle était facile à infliger, car il y a de la souffrance.
Ce que l’on voit surtout dans nos pratiques de corrections c’est un renforcement de l’Ego : "regardez ça ne me fait rien de corriger mes enfants…" alors qu’en fait c’est dur, ça devrait être dur, c’est normal que ce soit dur. Je ne parle même pas de ceux qui en tire un plaisir plus ou moins caché.
Jésus a souffert il n’est pas venu comme une personne insensible. Alors pourquoi ? ça aurait été facile lui le Dieu vivant de se faire insensible… Non c’est son Amour qui lui a permis de tout réaliser.
Ne soyons pas insensible mais plein de son Amour. L’amour ne veut pas dire pas de limites. Mais l’Amour ne veut pas dire qu’on se montre insensible devant la correction.
Mieux vaut se connaitre et se laisser sonder par le Seigneur sur notre équilibre !!! Car par exemple les hommes avons plus de mal que les femmes à avoir de gestes d’affection. Il faut s’adapter aux petits êtres que le seigneur nous a fait cadeau … Certains sont plus rebelles mais cela ne veut aucunement dire qu’avec ceux là il faut être plus dur !!!
Dieu nous laisse libres mais qu’il est facile de prendre une parole à la lettre quand nous sommes incapable de le faire pour d’autres (aime ton ennemi, ton frère…). Les marques d’affections dont parle Pierre sont aussi de repousser nos limites d’AMOUR car notre coeur est corrompu, et c’est souvent notre orgueil et nos limites qui prennent le dessus pour décider de corriger…
Et que c’est facile avec un être qui ne peut pas se battre… jusqu’à ce qu’il est l’age de le faire !!!
L’enjeu c’est développer l’Amour du Christ en nous et cela change notre perspective en tout.
L’Amour c’est aussi concret par exemple moins travailler (quitte à moins "posséder") pour passer du temps avec nos enfants (pour les enfants les plus rebelles c’est souvent le besoin). L’Amour c’est faire des choses ensemble, des jeux par exemples qui explicitent très bien la conséquences de ne pas respecter les règles, l’Amour c’est aussi passer du temps à les comprendre, L’Amour c’est les aimer tels qu’ils sont.
Comme l’a bien expliqué Paul, si un enfant esr "rebelle", c’est qu’il est en souffrance .. Aucun enfant nait avec les désirs de haïr qui que ce soit , ous de nuire à qui que ce soit ….. Il a trop besoin d’Amour INCONDITIONNEL !!! Avant la naissance de notre première fille, mon épouse et moi avons demandé conseil au maximum de personnes âgées, à nos familles , nous avons lu tout ce que nous avons pu trouver sur l’éducation des enfants . Après avoir lu de nombreux témoignages, nous fûmes persuadés que si nous consacrions suffisamment de temps
a) à chercher à COMPRENDRE les besoins de l’enfant et ses "désirs" non indispensables
b) à JOUER , , à chanter avec lui, lui lire de belles histoires, se promener en lui faisant admirer les merveilles de la Nature, etc
c) surtout en lui parlant de notre Créateur, des "LOIS DE LA VIE HARMONIEUSE" qu’Il a établies, et aussi de l’exemple d’AMOUR EXTRAORDINAIRE vécu par JESUS,
alors nous n’aurions nullement besoin de punir, et surtout d’humilier, de frapper nos enfants .
Persuadé que si un bébé pleure, il a une RAISON et qu’en priant, on peut TOUJOURS TROUVER CETTE RAISON et agir en conséquence,
Lorsque j’étais à la maison, j’ai TOUJOURS TROUVE LES RAISONS des pleurs de nos trois enfants …Mais je leur consacrais presque tout mon temps libre ….
Il existe de nombreux livres qui expliquent comment on peut apprendre aux enfants à RESPECTER LES LIMITES, sans les gronder, ni les frapper ..
Lorsqu’une personne est malade, la frappons-nous ou bien l’accompagnons-nous ( parfois en lui conseillant de consulter un médecin ..) pour qu’elle se SOIGNE .. Je n’ai jamais entendu dire que les coups ont contribué à guérir un malade
Pour éduquer les enfants, pour les ACCOMPAGNER vers l’obéissance aux LOIS DE LA VIE HARMONIEUSE, ce n’est que l’AMOUR INCONDITIONNEL qui peut aider les enfants à respecter les limites ..
Certes, des gronderies, des punitions, voire des coups pourront obtenir une OBEISSANCE de FAçADE mais sitôt le dos tourné, l’enfant n’aura de cesse de recommencer , si nous n’avons pas réussi à el CONVAINCRE .. Gronder, punir, frapper un enfant ne peut qu’à l’inciter à nous imiter envers un plus faible (plus jeune enfant , animal, etc ..) et à RUSER, FLATTER, etc
Il m’est arrivé, dans ma famille ou avec mes élèves, parfois de me sentir obligé d’élver la voix, pour rappeler une consigne mais j’ai toujours reconnu que c’était un MOINDRE MAL , mais pas la solution la meilleure . Certaines circonstances peuvent obliger de crier (si un enfant risque de se faire renverser par une voiture, il vaut mieux le pousser dans le fossé que de le laisser se faire écraser ..) mais cela ne doit en aucun cas être une habitude .
Ce qui gêne beaucoup de parents actuels de reconnaitre la NOCIVITE des punitions, coups, etc qu’ils reçurent , c’est parce qu’ils ont énormément de peine à remettre en question l’éducation reçue de leurs parents .¨
Plus de détails sur les livres d’Isabelle Filliozat, Docteur Gordon, et surtout le site de "OVEO = Observatoire de la violence éducative ordinaire", fondé par Olivier Maurel .
Fraternellement
E.M.